Info IVG - des conseillers à votre écoute - 7j/7 de 9h à 23
Logo IVG.net

Pression de l'entourage et IVG : comment prendre votre propre décision ?

Mise à jour : 06/01/2026        Temps de lecture : 4 min

Contenu vérifié par nos écoutantes spécialisées et le comité éditorial

Se découvrir enceinte alors que ce n’était pas prévu provoque souvent un séisme émotionnel. Dans ce moment de vulnérabilité, l’avis des autres — qu’il soit bienveillant ou directif — peut devenir envahissant. Vous avez peut-être l’impression que tout le monde a un avis sur votre vie, sauf vous. Pourtant, cette décision vous appartient.


Identifier les différentes formes de pression

La pression ne s’exprime pas toujours par des cris ou des menaces. Elle est souvent subtile, mais tout aussi contraignante.

La pression du conjoint ou du père biologique

C’est la plus fréquente. Elle peut prendre la forme d’un chantage affectif (« Si tu le gardes, je te quitte ») ou d’un argumentaire purement matériel (« On n’a pas l’argent, ce n’est pas le moment »). Dans ces cas, la femme se sent poussée à l’IVG non par choix personnel, mais par peur de perdre l’autre ou de se retrouver seule.

Le poids familial et les attentes sociales

Pour une étudiante ou une jeune femme vivant chez ses parents, la peur de décevoir est immense. Les parents peuvent projeter leurs propres craintes sur leur fille, estimant que sa vie serait « gâchée ». Cette pression peut conduire à une décision précipitée pour « effacer le problème » au plus vite.


Quand le milieu médical devient pressant : le poids des délais

Il existe une forme de pression plus institutionnelle, souvent méconnue : celle du personnel médical.

Depuis la suppression du délai de réflexion légal de sept jours (et du délai de 48h pour les mineures), le parcours de soin s’est considérablement accéléré. Si cette rapidité est vue par certains comme un progrès, elle peut transformer le rendez-vous médical en une course contre la montre.

  • L’urgence des délais : Face à l’approche de la limite légale des semaines de grossesse, certains médecins ou soignants, par crainte de vous voir dépasser le délai, peuvent vous pousser à programmer l’intervention immédiatement.

  • L’absence de temps de pause : En supprimant le temps de réflexion obligatoire, le système incite parfois à l’action plutôt qu’à l’écoute. Vous pouvez avoir l’impression que le “processus” est enclenché dès que vous passez la porte du cabinet, sans que l’on vous demande si vous avez besoin de quelques jours pour mûrir votre choix.

  • Le discours orienté : Parfois, pour simplifier le parcours, la solution de l’IVG est présentée comme l’unique option logique, occultant les aides possibles pour les femmes qui souhaiteraient poursuivre leur grossesse malgré les difficultés.


3 étapes pour retrouver votre autonomie de décision

 

« Une décision n’est libre que si elle est prise sans crainte du jugement. »

 

 

  1. S’isoler du bruit extérieur : Prenez 24h ou 48h seule. Éteignez votre téléphone si nécessaire. La loi ne vous oblige plus à réfléchir, mais rien ne vous interdit de le faire.

  2. Distinguer vos peurs de celles des autres : Posez-vous la question : « Si j’étais sur une île déserte, sans le jugement de mes parents ou du père, quelle serait ma réaction en voyant ce test positif ? » Cela aide à identifier votre désir profond.

  3. S’informer sur toutes les options : Une décision n’est libre que si l’on connaît toutes les issues. Informez-vous sur le déroulement de l’IVG, mais aussi sur les aides sociales et associatives si vous envisagez de garder l’enfant.


À propos de la rédaction : Cet article a été rédigé par notre équipe éditoriale en collaboration avec nos conseillères d’écoute , fortes de 20 ans d’expérience dans l’accompagnement des femmes faisant face à une grossesse imprévue.


Que dit la loi ?

Il est essentiel de rappeler qu’une IVG ne peut jamais être imposée. Forcer une femme à avorter, par la menace, la pression ou la contrainte, est un acte grave. Votre consentement doit être libre et éclairé. De même, aucun médecin ne peut vous forcer à signer un consentement si vous exprimez encore un doute réel.


Besoin d’en parler sans jugement ?

Parce qu’il est difficile de parler à ses proches quand ils sont eux-mêmes impliqués, ou à un personnel médical parfois surchargé, nos écoutantes sont là pour vous. Nous vous offrons un espace neutre, où le temps s’arrête, pour que vous puissiez déposer vos peurs et vos doutes sans aucune pression.


À propos de la rédaction : Cet article a été rédigé par notre équipe éditoriale en collaboration avec nos conseillères d’écoute , fortes de 20 ans d’expérience dans l’accompagnement des femmes faisant face à une grossesse imprévue.

Appelez-nous gratuitement pour une écoute anonyme et bienveillante.
Les équipes d’IVG.net sont à votre écoute 7j/7 de 9h à 23h
Appel anonyme et gratuit
J‘ai une question ?
Les équipes d’IVG.net sont à votre écoute 7j/7 de 9h à 23h
Appel anonyme et gratuit
Suivez-nous sur les réseaux
© SOS Détresse - 2025