Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

Je l'ai gardé

Céline 31 ans : avorter histoire d'arranger "tout le monde"


Odile a trouvé les bonnes paroles. Moi qui juste avant l'appel, m'étais douloureusement résignée à opter pour avorter histoire d'arranger "tout le monde" ! Mais j’en souffrais d'avance !

IVG ou pas ? lena 23 ans


Comme vous, je me suis posée la question de l'avortement. IVG ou Pas . C'est assez difficile de témoigner.

Blandine enceinte de 10 semaines


Blandine enceinte de 10 semaines nous remercie de l'avoir aidé a y voir clair dans sa démarche. elle a vecu la pression de son compagnon pour ne pas faire une IVG

solene 27 ans, enceinte a 20 ans


Solène, j'ai 27 ans, et maintenant trois enfants. Si je vous écris, c'est pour vous dire merci de votre travail, et parce qu'en recherchant sur internet des témoignages de femmes qui ont choisi, finalement, de ne pas avorter, je n'ai pas trouvé beaucoup de chose. Mon premier enfant n'était pas prévu du tout, j'avais 20 ans, et un copain qui était indécis quand nous avons su. Nous suivions des études longues,  jusqu’à la thèse. J'étais déboussolée et très triste, le coeur du bébé battait déjà à l'échographie (4 semaines), mon copain était venu avec moi. Une personne de mon université ( une femme) a vu que je n'allais pas bien, elle est venu parler avec moi. Elle m'a seulement dit qu'en définitive, j'étais libre de mon choix, de manière tout à fait bienveillante. Et nous avons gardé ce bébé, qui est maintenant un petit garçon que nous aimons et qui nous le rend bien. Mon copain et moi sommes restés ensemble, nous avons vécu des années très difficiles sur le plan matériel, mais riches en belles émotions. Nous n'avions pas fini nos études, il a fallu nous battre chaque jour pour les crèches, les fins de mois, etc. Nous avons choisi d'avoir un deuxième enfant (petite fille), et le troisième (encore une petite fille) est arrivé en "paquet surprise". Mais, sans cette personne qui a su me regarder avec bienveillance et m'écouter dans un moment si difficile, tout en me laissant libre, je ne sais pas si j'aurais osé... Je me souviens de l'angoisse du choix, de l'indécision, des pleurs, et je pense souvent aux femmes qui vivent ces moments. J'aimerais simplement vous remercier pour le travail que vous faites et qui peut vraiment changer des vies. Merci!
 
commentez sur notre page facebook (cliquez ici) 

Lisa 21 ans, enceinte de 6 mois


Lisa, 21 ans. Avec le papa nous nous sommes rencontrés en   septembre dernier. Le coup de foudre. C'était notre dernière année  d'étude car nous passons notre examen en ce moment. Après 5 mois de relation, les symptômes arrivent, le matin au réveil je  fais le test avec le papa et  c'est positif ! Nous sommes tellement heureux ! Mais le cauchemar est vite arrivé. Ma famille le prend assez bien car, personnellement j'avais ma situation, permis, appartement, travail. Je   gérais fièrement mes finances. Tandis que sa famille (il vit chez papa   maman, passe actuellement le permis et à 18ans) le prend très mal. Gros clash familial. Sa mère contre l'avortement me dit que je n'ai pas le   choix, que ma relation avec son fils ne durerai pas de toute façon. Ca a été très dur. Le papa, déstabilisé a souvent changé d'avis aussi, a été blessant, méchant ... J'ai longtemps pensé à avorter sous la pression, la solitude, la tristesse... Mais non ! Le temps passe, nous leur apportons les photos de la première échographie, la colère redescend, les choses s'apaisent ... Je suis actuellement dans mon 5ème mois. Les choses se passent mieux. Je vais quand même passer mes examens et accueillir mon bébé d'amour que  j'aime tant dans quelque mois. Niveau santé, je dois rester un maximum alitée. Je suis en arrêt de  travail car j'ai déjà des contractions ... Le papa prend un peu plus conscience de mon état .. Merci de m'avoir lu, merci à cette page qui m'a beaucoup aidée aussi ! Et surtout, quelque soit votre entourage, ne craquez pas ! C'est votre corps et le choix de la vie vous est  totalement réservé ! 
 
lisez et commentez beaucoup de temoignages dans ce sens sur notre page facebook

Audrey 17 ans


Audrey Anonyme, Je n'avais que 17 ans lorsque j'ai appris ma grossesse. Je n'avais pas eu mes règles du mois. J'ai fait un premier test de grossesse qui s'est avéré être négatif. Plutôt rassurée, je ne dis rien, et puis, les semaines passaient et toujours pas de règles. J'ai été voir mon médecin généraliste qui m'a dit d'attendre encore un peu, car à mon âge, les règles ne sont toujours pas fixes, les cycles peuvent changer. Je fais confiance à mon médecin. Ma mère inquiète, me dit de refaire un test quelques semaines plus tard (c'était un mois environ après le premier test). Positif direct ! 
Mon conjoint était parti à son entraînement j'ai donc attendu son retour, effondrée. Lorsqu'il l'a appris, il n'a rien dit, il s'est allumé une cigarette, et m’a dit "on le garde". Je ne savais pas quoi faire, toute ma famille m'a dit d'avorter, on m'a même dit que je serai une mauvaise mère, que ça ne servait à rien que je le garde ! Sauf que , lors de la visite pour dater ma grossesse, j'étais enceinte de 4 mois déjà !! Donc impossible d'avorter. J'ai été vivre chez mon conjoint pendant presque 3 mois avant que mes parents commencent à me parler mieux, car quand j'y allais, j'avais droit à des critiques, j'étais rabaissée alors que dans la famille de mon conjoint, ça a été une joie immense (en même temps il avait 23 ans). Ma belle sœur a été présente pour moi plus que jamais, ça m'a beaucoup rapproché d'elle. Elle a vraiment été une sœur pour moi. Au bout d'un moment, ma famille m'a reparlé (j'ai été hospitalisée car j'ai failli accoucher alors que je n'étais enceinte que de 6 mois ) Ils ont vraiment eu peur et ils ont réalisé que ce bébé n'étais pas une maladie, bien au contraire. Aujourd'hui , ma fille comble de joie ses tantes, oncles et grands-parents, ainsi que nous ses parents. Nous ne regrettons en rien de notre décision. Nous en sommes très fiers et nous nous fichons du regard des autres sur notre famille.
La page facebook de ce site m'a beaucoup aidé pendant ma grossesse, et je remercie toutes les femmes qui ont eu le courage de témoigner et de tenir tête à leur famille. Alors les filles, quoi qu'il se passe, n'oubliez jamais que c'est vous qui portez l'enfant, vous qui allez endurer les souffrances qui peuvent être infligée par une IVG, donc réfléchissez bien et dites vous que avec ou sans quelqu'un pour vous accompagner, si vous avez l'envie et l'amour, vous y arriverez , parce que nous ressentons grandir ce petit être en nous. Encore merci à ce site et sa page FB, elle m'a aidé, et j'espère que, vous aussi, elle vous aide.
 
*** retrouvez nous sur notrepage facebook

Oceane 20 ans


En mai 2008, alors que j'avais tout juste 12 ans je suis prise d’une violente  douleur au ventre côté droit. Ça faisait un moment mais ma maman pensais  que vu que je venais juste d'être réglée ça devait être ça. Sauf que le  30 mai les douleurs sont de pire en pire. Au collège, ils appellent mes   parents et tout le monde soupçonne l'appendicite car c’est du côté droit   mais je n’arrive toujours à lever la jambe. Mon frère me conduit à   l'hôpital et les professionnels me posent plein de questions du style "as tu  eu un rapport ?" je dis que non et ils ne me croient pas. Une infirmière me  dit en m'engueulant : "ce n'est pas parce que ta mère est là qu'il ne faut pas le dire ! De  toute façon, on le verra!". Pour qui elle se prenait elle ?   À tout juste 12 ans, j'étais encore une gamine et j'étais quelqu'un de   très timide et renfermée. Ma mère lui dit qu'elle a confiance en moi et  qu'elle sait que je n'ai jamais eu de rapports sinon je lui en aurai parlé. L'infirmière n'a pas l'air convaincu et nous regarde de travers. Bref   pendant les examens, ils ne trouvent rien et sont obligés de me mettre sous  morphine tellement la douleur est forte. Un jeune médecin nous dit que c'est   impossible que ce soit l'appendicite puisque je pouvais toujours lever ma   jambe. Ils nous proposent de faire une échographie vaginale avec l'accord de  mes parents vu que je suis mineure. Bien-sûr mes parents acceptent. Et là, ils découvrent que suite à un kyste sur l'ovaire j'ai une torsion de   l'ovaire et de la trompe droite. C'est déjà beaucoup avancé et il faut  le retirer. Ma mère s'en voulait de ne pas m'avoir fait faire d'examens   avant. Mais les médecins la rassurent et lui disent qu'à mon âge c'est   extrêmement rare et que je suis la plus jeune qu'ils ont eu à opérer de   ça dans leur hôpital. Pendant l'opération, ils demandent à mes parents   s'ils peuvent ouvrir de l'autre côté pour vérifier s'il n'y a rien sur   l'autre ovaire. Heureusement non (Ouf). Quelques jours après l'opération, le   médecin vient et me demander si j'ai des questions suite à ça. A 12 ans,  j'étais très naïve et ne connaissais rien à la sexualité. Je lui demande : « Est ce que je  pourrais toujours avoir des enfants ? » Il me dit que ce n'est pas impossible   mais que j'aurai beaucoup moins de chances qu'une femme en bonne santé. (50%   de chance environ selon mon corps etc.). J'ai pleuré pendant des jours des semaines. Peu de temps après j'ai déménagé et j'ai   rencontré un garçon dont j'étais folle amoureuse. Après avoir attendu 3  mois j'ai fait ma première fois avec lui à mes 15 ans. On se   protège. Ca ne dure pas et j'ai d'autres copains. Je ne me protège pas   toujours (mais toujours après avoir fait des tests). Je ne suis jamais  tombée enceinte et là mon histoire me revient droite sur le visage. Je me   prends une claque énorme et me dis que jamais je n'aurais d'enfant alors   Tant pis j'abandonne l'idée. Après des années, je me suis mise en tête et   j'en étais persuadée que j'étais stérile. En novembre 2015, à 20 ans je reviens avec Thomas. On s'entend bien et je me confie   rapidement à lui. Il connaît mon histoire et ça ne lui fait pas peur. Le 3   décembre on se met ensemble. J'étais heureuse de rencontrer quelqu'un avec  qui j'étais bien. Très vite on a des rapports réguliers sans jamais se   protéger. Sur une application de mon Smartphone je vois que la date   d'ovulation est le 9 janvier. Les jours qui suivent on a toujours des   rapports réguliers non protégés. Puis je me rends compte que j'ai un retard   de règles. Lui était sur que j'étais enceinte, moi non. J'avais été   déçue trop de fois par des retards de règles et pour moi je suis sûre que  ce n'est pas ca. Je vais faire  un test, j'attends un peu et là... Le CHOC ! Une 2eme barre apparaît. Je   tremble, je pleure mais je me ressaisis. C'est peut être un test défectueux   puisque je ne peux pas tomber enceinte. Du moins c'est ce que je pense. Le jour du test j'en fais un 2eme qui est positif. Je   vais faire une prise de sang : positive je suis bien enceinte. Tout de suite thomas  me demande ce que je veux   faire, si on le garde, comment on va faire ? Il a raison on est jeune a tout   juste 20 et 21 ans sans emploi, sans revenu, encore chacun chez nos parents. Mais pour moi qui pensais ne jamais avoir cette chance je lui dis que je me   débrouillerai avec ou sans lui. Ça fait à peine 2 mois qu'on est ensemble   alors je lui laisse le choix de partir ou de rester à mes côtés mais que je  serai très heureuse s'il reste. Il me dit qu'il restera pour moi et le   bébé et qu'on assumera notre vie tous les 3. En effet il trouve du travail   et prend soin de moi. Je n'y crois pas. moi qui pensais ne jamais   avoir la chance de donner la vie, me voilà futur maman. Dans la semaine j'en parle à ma mère qui est heureuse après tout ce que j'ai vécu mais qui  s'inquiète pour notre situation. Elle me rassure et me dis qu'elle sera là   pour nous. Quelques temps plus tard je le dis à mon père avec qui je ne   m'entends pas et je m'attends donc au pire. Au final il a pleuré de joie. J'étais aux anges. Par contre j'avais très peur de le dire à ma   belle-famille. Je ne m'entends pas avec ma belle mère et j'ai peur que ce   fasse une crise de plus. Quand on a appris que j'étais enceinte (sans qu'elle le sache) elle nous a dis que si je tombais enceinte, mon copain serait  à la rue et que nous devrions ne plus jamais lui parler. J'ai eu   extrêmement peur pour Thomas donc je n’osais pas leur dire. C'est mon copain   qui s'en charge et ça se passe plutôt bien. Mieux que ce que j'avais   pensé. Au final les familles sont contentes. Les échos passent et  tout va   bien. On a appris le 14 juin que nous attendions une petite fille, ce qui   ravit tout le monde. Enfin presque. On se fait beaucoup critiquer par des   "amis", mes anciens profs, ma sœur, et des professionnels qui nous disent   que nous somme inconscients. Bien-sûr, ils ne connaissent pas mon histoire et   après tout c’est à nous de choisir, pas à eux. Notre princesse arrivera en octobre et ce qui est sur c'est qu'elle ne   manquera jamais de rien et elle ne manquera surtout pas d'amour. Tout le monde est pressé qu'elle pointe le bout de son nez pour qu'on découvre   enfin notre bonheur. Je voulais témoigner car beaucoup de (jeunes) filles écoutent le choix de   leurs proches sans écouter leur cœur. C'est à vous de choisir ! N'oubliez   pas que si vous en avez la volonté, vous y arriverai quoi qu'il arrive ! Beaucoup de femmes n'ont malheureusement pas la chance de donner la vie et on peut envier beaucoup les femmes qui ont cette chance ! Imaginez si vous avortez  a   contre cœur et que plus tard vous vivez la même chose que moi ou quelque   chose de similaire… et que vous ne pouviez  plus avoir d'enfant. Vous vous en  voudriez toute votre vie ! Si vous vous sentez prête à assumer, n’écoutez pas   les gens autour de vous qui vous critiqueront ! C'est votre corps et c'est   à vous de choisir ! pas aux autres ! J'espère que mon histoire vous aura fait  prendre conscience de cette chance de donner la vie.   
*** vous pouvez commenter ces témoignages  sur notre page facebook

emilie 20 ans, bebe de 3 mois


 Ça fait un an que je suis avec mon copain. Nous venons d'emménager dans notre premier appartement. Je suis en CDD jusqu'en juillet, puis je passe en CDI à partir d'août, lui est employé dans la restauration, tout va bien pour nous. Et un jour, ne voyant pas mes règles arriver, je commence à me poser des questions. J'ai oublié la pilule une fois et je l'ai prise dès le lendemain matin. Mon chéri m'alerte sur ma poitrine gonflée et le fait que je fasse une sieste en rentrant du travail. Je ne le crois pas mais il me dit de faire un test. Le verdict tombe : positif. Je suis paniquée, je me mets à pleurer. Nous avons 20 ans et 21 ans, c'est trop tôt. Mon copain est catégorique : on n’a pas encore assez de moyens pour élever un bébé et il se trouve trop jeune pour être papa, donc je dois avorter. Moi je ne veux pas. Même si notre situation est encore un peu fragile, je suis persuadée qu'on arrivera à s'en sortir. Maintenant, c'est son avis contre le mien. Je décide quand même de faire un écho de datation, pour ensuite prendre la décision. Mon chéri ne veut pas, il me dit que ce n'est pas la peine, que je vais m'attacher à ce bébé alors que je dois m'en séparer. Il n'a jamais été aussi odieux que pendant cette période. Il accepte tout de même d'assister 
à l'écho. Le médecin qui nous reçoit nous traite comme deux gamins irresponsables et me dit froidement "De toute façon, vous n'avez que 21 ans, ce n’est pas possible d'élever un bébé à cet âge, ce n’est pas un jouet vous savez, vous feriez mieux d'avorter !". Mais moi, je suis presque en admiration devant la petite bille minuscule que je vois sur l'écran. Et mon chéri aussi. Quand je vois le regard qu'il lance au médecin, j'ai compris. Je suis enceinte de 6 semaines et après des jours de négociation, mon chéri accepte qu'on garde le bébé ! Il ne reste plus qu'à l'annoncer à nos familles : la sienne réagit super bien. Ses parents sont aux anges et ses grands-parents nous achètent déjà des jouets. De mon côté. Ca se gâte. Ma mère est très en colère, elle veut absolument que j'avorte et que je « fasse passer ma carrière avant tout ». Elle va même jusqu'à déposer des lettres de menace sous notre porte! Quant à mon papa. Il nous a dit qu'on se mettait dans une m**** pas possible, qu'on était incapables de s'en occuper et que notre âge ne correspondait pas à celui de "parents normaux". Jusqu'à mes 6 mois de grossesse, j'ai vécu les insultes et critiques de ma famille. Mon chéri tentait du mieux qu'il pouvait de me remonter le moral, de me promettre de se battre pour notre enfant, mais cela n'était pas suffisant. Même si notre relation était bien plus complice qu'au début ! Je me suis totalement repliée sur moi-même lorsque mon ancien employeur me vire à cause de ma grossesse. "Heureusement", tout est écrit par mail et j'ai pu aller voir un avocat afin d'obtenir gain de cause. Jusqu'à l'accouchement, on vivait très modestement avec le salaire de mon chéri et les maigres aides que j'ai pu recevoir de la CAF. Et en novembre 2015, notre magnifique petite fille est née (après 30 heures de travail et de souffrance). Tout le monde était content de cette arrivée, la petite a été gâtée ! Son père en est complètement gaga, il adore s'en occuper et se lève la nuit sans rechigner. De mon côté, je cherche activement un boulot, en attends le procès contre mon ancien patron. J’ai du mal à joindre les deux bouts, surtout en fin de mois. C'est pour cela que mon chéri a pris la décision de changer de travail et d'être mieux payé. Mon papa est toujours content de voir sa petite-fille, mais ma mère ne digère pas encore le fait que ce soit MON enfant et critique beaucoup ma façon de faire et de l'élever. Ma situation est encore instable mais les sourires de ma fille ainsi que le soutien de mon copain me font tenir le coup, le temps que les choses s'arrangent.

Sara 20 ans, bebe de 3 mois


Sara, J'ai 20 ans. Je viens de quitter le domicile familial et après plusieurs  galères de logement et la perte de mon dernier emploi. Je retrouve mon   premier amour perdu de vue plusieurs années auparavant. On décide de se   revoir, l'amour est toujours la comme a15ans... On décide de reprendre là où on en était. Quelques   temps après,  j'emménage dans  une résidence de jeunes travailleurs mais sans  travail. Les disputes commencent avec mon copain, on est ensemble sans vraiment   l'être mais on s'aime c'est tout ce qui compte. Plus tard quelques douleurs   au bas ventre me font douter mais j'en ai souvent, puis le retard de règles  arrive : c'est sur quelque chose cloche. Je   fais un test qui affiche positif en 1 minute, je m'écroule par terre en   larme et appelle ma sœur qui me réconforte comme elle peut. Je ne peux pas le   garder je n'ai pas de travail, pas de logement, je ne suis même pas sur  d'avoir un copain. Je vais au planning familial l'air perdue, la femme a   pitié de moi. Le temps passe, je déprime, ne mange plus, ne sort plus... Trop de question, je ne veux pas me reposer sur le rsa....Je ne sais plus,   c'est trop dur. Je l’apprends aux responsables de la résidence, réaction   plutôt violente, trop violente. Elles me suggèrent d’avorter. Ma   sœur est du même avis mais quelque chose me pousse à ne pas y aller. Premier échographie je le vois, son cœur bat, il est bien la, je décide de   le garder "Accroche toi à moi bébé, ensemble on y arrivera, je te le   promets".
Quelque temps après, je reçois un appel d'un entretien passé 2   mois au par avant, malgré mes 3 mois de grossesse,  je commence le travail   c'est un 10h par mois, c'est déjà bien ! Je décide de me donner à fond pour  avoir une mi-temps. Je perçois des aides tout de même mais je travail plus  fort que jamais,  je parle à bébé, lui explique pourquoi je dois bouger  autant "accroche toi mon bébé, on a besoin de ce travail." Je signe mon   mi-temps mais je ne lâche rien. Les heures supplémentaires serviront à mette   plus de côté. Ente temps, j’apprends la nouvelles à ma mère étonnamment   elle ne le prend pas mal, elle l'aime déjà...avec ma famille on ne s'est   jamais si bien entendu, avec le père... C'est plat mais je n'ai pas le   temps. Il apparaît de temps en temps jusqu'à 7 mois où il disparaît   définitivement... Ma sœur le remplace, elle est la pour moi. C’est un vrai   plaisir de rentrer et de trouver quelqu'un...le temps passe à 8 mois je n'ai   toujours pas de logement, la résidence se fait de plus en plus pressante. Je vois une assistante sociale qui me propose une résidence jeune-mère. Mon refus la fait douter sur mon rôle de mère. Peu importe, je me débrouillerai !
 Quelques temps après je trouve un f3 en région parisienne. Mes économies me permettent de payer ce qu'il me demande. J'emménage avec ma sœur, avec qui je cours de gauche à droite pour tout terminer avant sa naissance. ce qu'on arrive à faire. Le 22 janvier, il nait une semaine en   avance mais tout est prêt. Ma mère et ma sœur l'ont vu naître. Ma famille   et mes amies ont été la pour moi. Aujourd'hui il a 3 mois. Cela a été dur mais ca en valait largement le coup. Il est très joyeux, il est mon rayon de   soleil, mon porte bonheur... Le père a pris contact avec moi il y a peu. Je  n'ai pas donné suite, on n’a pas besoin de lui, pas tant qu'il ne montrera pas qu'il veut changer pour son fils. Les filles, décidez vous même de ce qui est   mieux pour vous ! J’ai beaucoup lu avant de prendre une décision de peur de  regretter, je voulais être en accord avec mon choix. Je me suis demandé qu’elle est la phrase que je voudrais répéter à mon fils plus tard !  c'est la suivante : « C’était  dur,  mais on l'a fait !». Et quelque chose me dit aussi que Dieu était « pour » que je le garde. Nos enfants n'ont besoin de personne d'autre que nous.  
 
*** pour commenter les témoignages : voir notre page facebook