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IVG et troubles psychologiques

IVG et troubles psychologiques

IVG et troubles psychologiques 

Synthése sur les études scientifiques 

Par le Professeur René Ecochard - CHU de Lyon.

IVG et troubles psychologiques : quels liens ? Il est fréquent de demander à la science de prouver l’imputabilité de l’IVG dans les souffrances et les maladies psychologiques, voire des suicides observés après une IVG. Mais la science ne le peut pas ! Nous verrons pourquoi. Dans le fond, est-ce vraiment nécessaire ? Les témoignages présentés dans ce site parlent d’eux même : les femmes décrivent de grandes souffrances ! Ces souffrances doivent être entendues même si leur lien avec l’IVG est encore mal compris. Leur existence doit être prise en compte par le corps médical, les pouvoirs publiques, les médias, la société. Les ignorer nuit à la mission d’information du corps médical et à la prise en charge des couples au moment de la conception de leur enfant.

La science ne peut pas prouver que l’IVG est la cause de ces souffrances ? Qu’à cela ne tienne ! La science peut nous dire beaucoup sur ce sujet. Elle peut nous donner la fréquence de ces événements, leur sévérité, et dans quelles conditions de vie ils sont plus fréquents. Et tout cela est bien utile. La lecture de la littérature scientifique, comme nous essaierons de le montrer, nous informe sur la gravité du phénomène et nous dit chez qui et dans quelles circonstances, le risque est plus grand.

Dans ce chapitre nous aborderons les thèmes suivant :

- La plainte des femmes est à l’origine de cette synthèse de la littérature scientifique
- Plus de 180 publications parlent des séquelles psychologiques de l’IVG
- Les troubles mentionnés par les articles scientifiques sont multiples 
- Deux articles principaux sont utilisés ici pour refléter les débats scientifiques
- Pourquoi est-il vain de demander à la science de prouver que c’est l’IVG elle-même qui est à l’origine des troubles psychologiques ?
- L’IVG, c’est souvent la goutte qui a fait déborder le vase ?
- Les troubles sont fréquents et graves
- Les troubles sont plus fréquents encore dans certaines situations
- La souffrance qui suit l’IVG doit être entendue

La plainte des femmes est à l’origine de cette synthèse de la littérature scientifique

Inquiets devant le grand nombre d’appels à l’aide de femmes, dans les semaines, les mois ou les années qui suivent un avortement, des membres d’organismes d’écoute se sont adressés (par l'intermédiaire d'une structure indépendante) à notre laboratoire de recherche. Ils ont demandé une analyse scientifique systématique de la littérature portant sur les troubles qui surviennent dans les suites d’une IVG. Nous avons réalisé cette analyse et en avons donné les résultats détaillés sur le site http://postivg.org/. Sur ce site nous n’avons cependant pas donné de synthèse de nos analyses d’article. Nous présentons ici quelques points clefs de cette synthèse.

 

Plus de 180 publications parlent des séquelles psychologiques de l’IVG

La librairie de médecine des USA (U.S. National Library of Medicine) interrogée le 16/11/2016 liste 2043 publications répondant aux mots clefs « induced abortion psychological ».  Parmi elles, plus de 180 évoquent les séquelles psychologiques de l’IVG.

Nous avons retenu 184 articles en mesure de nous informer sur le lien entre IVG et survenue ultérieure de troubles psychologiques. Nous avons eu la possibilité de lire et d’analyser 78 d’entre eux. Ces 78 articles sont ceux qui sont le plus souvent retenus par les spécialistes du domaine, lors des méta-analyses, c’est-à-dire, des synthèses de la littérature. Ils sont très riches d’enseignement. Nous donnons ici les idées principales que nous avons retenues.

 

Les troubles mentionnés sont multiples

Les séquelles psychologiques évoqués dans les articles sont, par ordre décroissant: divers troubles conduisant à une consultation (48 articles scientifiques), dépression (29), anxiété (21), mortalité ou suicide ou idées de suicide ou automutilation (19), abus de d’alcool ou usage de drogues (19), faible estime de soi (17), détresse (14), stress (11), culpabilité (11), hospitalisation en milieu psychiatrique (9), troubles relationnels (8), troubles affectifs (7), sentiment de honte (7), sentiment de deuil (7), évitement (7), état de stress post-traumatique (7), sentiment d'intrusion (6), troubles du sommeil (4), dysfonctionnements sexuels (4), hypervigilance (1).

Un moins grand nombre d’articles traite des sentiments positifs qui peuvent survenir après une IVG : un soulagement (6 articles) ou la satisfaction de la femme concernant sa décision d'avoir fait le choix de l’IVG (6 articles).

 

Deux articles principaux sont utilisés ici pour illustrer les débats scientifiques

Deux articles sont utilisés ici pour illustrer le débat contradictoire classique et fréquent quand il s’agit des troubles qui surviennent après une IVG : l’un affirmant l’absence de lien entre l’IVG et les troubles, l’autre le contraire.

Aux USA, le débat public sur les conséquences de l’IVG sur la santé mentale remonte à 1987, lorsque le Président Reagan a demandé un rapport sur le sujet. Les auteurs de ce rapport ont déclaré devant le Sénat que, s’il y avait parfois des troubles, ceux-ci étaient d’importance minime sur le plan de la santé publique. Ils reconnaissaient que certaines femmes présentent une détresse sévère, voire des maladies psychologiques après IVG. Mais ils disaient ne pas avoir la preuve que l’IVG en est la cause directe.

En 2006, l’association américaine de psychologie a mis en place un groupe de travail (American Psychological Association [APA] Task Force on Mental Health and Abortion) ayant pour mission de procéder à une analyse systématique de la littérature scientifique. A l’issue de ce travail ce groupe a conclu à l’absence de preuve pour dire si l’IVG est elle-même la cause des troubles observés. Notons bien qu’ils n’ont pas affirmé l’absence de trouble, mais l’absence de preuve de l’existence d’un lien de cause à effet entre l’IVG et les troubles psychologiques.

Leur travail a pour mérite de donner une vision claire des facteurs qui peuvent expliquer la grande fréquence des troubles psychologiques après une IVG, même si une partie seulement serait la conséquence directe de l’IVG. De plus, ils identifient les situations dans lesquelles le risque de survenue de trouble est plus grand. C’est le premier des deux articles détaillés.

Le second article, publié par Coleman en 2011, vient comme une réponse, en présentant une synthèse quantitative de la littérature. Cet auteur a repris de façon systématique l’ensemble des résultats de 22 études de grande envergure, aboutissant à une masse impressionnante de données : 877 181 femmes, dont 163 831 ont eu une IVG. Les femmes ayant subi un avortement ont une augmentation de 81% du risque de troubles mentaux. Cet auteur est, contrairement aux auteurs de l’article précédent, convaincu que l’IVG est bien la cause d’une part importante des troubles.

Quoiqu’il en soit, ces deux articles nous éclairent sur leur fréquence, leur gravité, et les situations dans lesquels ils surviennent.

 

Pourquoi est-il vain de demander à la science de prouver l’imputabilité de l’IVG dans l’apparition des troubles psychologiques ?

S’il était prouvé que l’IVG est bien à l’origine des nombreux troubles décrits par les femmes et leurs médecins, le système législatif et judiciaire serait obligé de modifier les lois et leur application. De même que la preuve que le tabac est cause de cancer du poumon a conduit à la mention « le tabac tue » sur les paquets de cigarettes, la preuve d’une relation de cause à effet entre IVG et troubles psychologiques obligerait à une information systématique et rigoureuse. Comme cela a été le cas pour le tabac ou pour le cancer lié à l’amiante, le débat sur le lien entre IVG et troubles psychologique n’est pas paisible : cela retarde voire interdit toute recherche scientifique et donc toute amélioration de la situation.

En théorie, seul un essai randomisé peut donner la preuve du lien entre une cause et un effet. On ne peut pas randomiser la décision des femmes de poursuivre leur grossesse non désirée. L’article de l’APA montre de façon claire qu’il n’est pratiquement pas possible de mettre en place une étude au niveau de preuve suffisant pour prouver que c’est l’IVG qui provoque les troubles psychologiques.

Cependant ne pas le prouver ne signifie pas que l’on a prouvé l’inverse : sur l’ensemble des 78 études scientifiques pratiquement toutes (une ou deux exceptions cependant) trouvent un taux de troubles psychologiques plus important chez les femmes qui interrompent leur grossesse que chez celles qui les poursuivent. Il est donc indispensable d’écrire qu’on n’a pas réussi jusqu’à ce jour à prouver de façon absolue que c’est l’IVG elle-même qui est la cause des troubles. Mais, il est aussi indispensable d’écrire que, sauf exception, toutes les études montrent l’existence et la gravité des troubles psychologiques après IVG.

 

La goutte qui a fait déborder le vase ?

Tous les articles, et en particulier les deux articles que nous avons pris comme référence, celui de l’APA et celui de Coleman, montrent comment, dans une situation de grande fragilité, l’IVG provoque une chute vers des événements psychologiques graves, comme une goutte fait déborder le vase.

Dans bien des cas, cette image du vase qui déborde n’est pas adaptée : Il serait plus juste de parler de la rupture d’une digue, les flots emportant avec eux la joie et la paix intérieure, tant cet acte blesse profondément les femmes qui le subissent, mais aussi, à un moindre degré sans doute, leur conjoint et les soignants qui l’ont pratiqué.

En effet le contexte de survenue de l’IVG est lui-même très péjoratif : l’article de l’APA résume la situation de la façon suivante : « La perspective des risques conjoints met l’emphase sur l’existence de conditions préexistantes ou contemporaines qui peuvent expliquer la différence de santé mentale ou des attitudes qu’on observe entre les femmes qui demandent une IVG et les autres. La grossesse non-désirée et l’IVG sont corrélées avec la présence de conditions (par exemple, la pauvreté), de circonstances de vie (par exemple, l’exposition à la violence), de conduites particulières (par exemple, l’utilisation de drogue), de types de personnalité (par exemple, les stratégies d’évitement face aux émotions négatives) qui peuvent avoir des effets négatifs prolongés sur la santé mentale. »

Ainsi, bien qu’il soit difficile de prouver que l’IVG déclenche elle-même les troubles psychologiques, il apparait évident qu’elle vient aggraver sévèrement la situation.

 

Les troubles sont fréquents et graves

L’article de Coleman illustre cet aspect. Le grand nombre d’IVG regroupées dans cette étude (163 831) donne une forte crédibilité à cette description.

Citons les auteurs: « Tous les effets étaient statistiquement significatifs, avec le plus grand odds ratio (OR) (c’est-à-dire sur-risque ; un OR est 3 est proche d’une multiplication par 3 de la fréquence du problème) pour l’utilisation de marijuana (OR= 3.30), suivi par les attitudes suicidaires (OR=2.55), la surconsommation d’alcool (OR= 2.10), la dépression (OR= 1.37) et l’anxiété (OR=1.34) ».

Cet article conclut en donnant la part des troubles observés chez les femmes liés au contexte post-IVG : 34.9% des suicides, 8.5% des dépressions, etc..

La lecture de la littérature impressionne par l’importance et la fréquence des troubles de santé mentale dans la période qui suit l’IVG.

 

Les troubles sont plus fréquents dans certaines situations

Utilisons l’article de l’APA pour illustrer brièvement cet aspect. L’APA fait la synthèse de 23 articles pour rechercher les situations dans lesquelles l’IVG a un plus grand risque d’être suivi d’une dépression ou d’un autre événement psychologique.

Parmi les facteurs de risque d’événements psychologiques après IVG, le rapport de l’APA signale le manque de support de la part de l’entourage, la conscience de la gravité de l’IVG, une faible estime de soi, et des antécédents de difficultés psychologiques. Le risque de troubles psychologiques est augmenté de 50% si cette IVG n’est pas la première.

 

La souffrance qui suit l’IVG doit être entendue

La société est en désarroi face à l’avortement. Un silence pénible pèse sur ce drame.

Et pourtant, les femmes mais aussi les hommes et les autres membres de la famille, souffrent. Il ne viendrait pas à l’idée de faire silence sur d’autres problèmes de santé aussi grave, qui touchent un aussi grand nombre des familles. En effet ce silence a de graves conséquences : accompagnement inadapté des femmes, et plus généralement des couples, à l’annonce une grossesse ; ambiguïté sur la fonction du corps médical face au diagnostic de grossesse même planifiée; messages erronés donnés dans l’éducation affective et sexuelle ; brouillage des valeurs qui fondent la société.

 

Accompagnement inadapté des femmes et plus généralement des couples à l’annonce d’une grossesse non planifiée

L’annonce d’une grossesse inattendue est un moment de grande fragilité. Les parents savent bien que cet enfant leur est confié, mais ils sont désemparés. Alors même que chacun est attendri par l’enfance, cet enfant semble mettre en péril les équilibres de la famille, du couple, de la femme. La grossesse n’est pas un événement auquel la femme, le couple, peut faire face seul. L’entourage, la société, sont là pour entourer d’attention les futurs parents.

Le corps médical doit se mettre au service, avec doigté, du couple mais aussi du petit patient qu’est l’enfant qui vient d’être conçu. Plus encore, la mission du corps médical est de protéger le plus fragile, l’enfant, sans bien entendu oublier la mère et le père, qui eux aussi, peuvent être placés dans une situation délicate.

Le silence est incompatible avec la mise en place de mesures propres à améliorer la prise en charge. Dans les autres domaines la médecine progresse, aboutissant à plus d’efficacité, à moins de souffrance, etc. Si la société soulève la chape de silence qui est posé sur l’IVG, le corps médical pourra progresser encore plus dans la qualité de l’accompagnement des premiers instants de la vie de l’enfant et les premiers instants de maternité et de paternité des parents.

 

Ambiguïté sur la fonction du corps médical

L’existence dans les hôpitaux de lieu où l’on interrompt la vie des enfants dans le ventre de leur mère perturbe le climat hospitalier. En effet, en tout autre lieu de l’hôpital, l’administration et les soignants font tout pour soigner, protéger, apaiser. Dans la formation médicale les actes liés à l’IVG viennent blesser la formation qui, en dehors de l’IVG, est orientée toute entière par les principes éthiques de respect, de bienfaisance et de justice.

Les étudiants que nous rencontrons dans les amphithéâtres sont souvent blessés par cette rupture logique entre l’invitation à l’éthique de bienfaisance et la pratique de l’IVG. Il est bien difficile de proposer une solution simple à un problème aussi complexe. Cependant la progression ne peut avoir lieu qu’à la lumière de la vérité et de la possibilité de dialoguer sur ces situations complexe.

 

En conclusion

Les témoignages lus sur ce site sont tout à fait en cohérence avec le contenu de la littérature médicale. Face à la difficulté des grossesses non désirées, les services sociaux et le corps médical ont besoin de liberté et de vérité pour chercher des solutions plus adaptées, pour venir au secours des personnes en détresses. Avec plus de vérité et de liberté d’expression sur le sujet de l’IVG, l’annonce de la grossesse pourra redevenir un moment d’émerveillement, ou tout au moins, de délicate attention envers la mère, le père et l’enfant conçu, dont on vient d’apprendre la venue.

En dernier recours, si la femme a fait pratiquer une IVG, il est nécessaire qu’elle puisse être accompagnée de façon adéquate en toute vérité, comme c’est le cas pour les autres problèmes de santé, pour être aidée à faire face à ce qui est souvent un drame majeur dans sa vie.

 

 

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Nous listons ici les 78 articles qui ont été lu pour préparer cette synthèse.

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