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J'ai mal vécu l'IVG

Cassandra 20 ans - IVG a 18 ans


Bonjour, je m’appelle Cassandra. J’ai 20 ans ! J’ai subi un IVG en décembre 2012 exactement le 12/12/12.  Comment oublier cette date ? Quand à l’IVG, j’en ai pas voulu mais c’était mon ex. qui le voulait ... Mon IVG à été traumatisante pour moi. Quand on le fait, les médecins ne vous informent pas des risques. ... Moi personnellement, l’année dernière, quand  je venais d’avoir 19 ans, j’ai appris que j’ai été  fragilisée au niveau col de l'utérus et que je ne pourrais pas avoir d’enfant (ou très difficilement) sans avoir une aide médicale.  Les médecins ne m'avaient pas prévenu et nous ne sommes pas forcément au courant des risques. Je suis tombée  enceinte grâce à des médicaments stimulants. Actuellement enceinte de 5 mois, je vis ma grossesse comme une chance immense ! Alors avant d’avorter, réfléchissez et dites-vous avant toute chose « est-ce que ce n’est pas ma seule chance d’avoir un enfant ? » Voilà, j'espère que cela fera réfléchir…

camille 17 ans


Bonjour,  voila je m'appelle Camille, j'ai 17 ans, je me suis fait avorter le 9 décembre 2013 par aspiration. Je suis tombée enceinte le 15 septembre 2013, donc j'étais presque au délai final. J’avais le ventre qui commencait à être arrondi. C’était juste magnifique, mais j'ai commis l'irréparable. Et maintenant, ca me hante tous les jours. Je me sens vidée. j'ai l'impression que j'ai perdu une moitié de mon âme. C'est tellement douloureux. Je voulais tellement le garder mais ma famille ainsi que mon petit copain m'ont mis la pression en me disant tous qu'ils me laisseraient tomber. Mais vous savez, si j'avais su le mal-être que j'allais ressentir après cette ivg, eh bien, j'aurais gardé mon bébé quitte à perdre tout le monde ! Je regrette terriblement. J'ai besoin d'en parler avec quelqu'un parce que plus les jours passent  plus je me renferme et plus je pense à mon petit bébé que j'ai perdu sous la pression des proches. Merci d'avance.

ivg par aspiration

Camille


Ps : je joins la première échographie que j'ai faite. C était à 9 semaines de grossesse.

Estelle


Voici plus d'un mois que j'ai avorté. Depuis le moment où j'ai repris conscience dans la salle de réveil à aujourd'hui, il n'y a pas un jour qui passe sans que je pleure et sans regrette "ma décision".

J'ai besoin d'aide... Je n'arrive plus à dormir, à manger. A vivre simplement. Je suis coupable d'un poids qui m'écrase. Je ne sais pas comment m'en sortir. S'il vous plait aidez moi.

Estelle

Sandy 25 ans - ivg a 19 ans


Bonjour, je suis Sandy et j’ai 25 ans. Je souhaiterai être aidée.

J'ai avorté en avril 2008 à 11 semaines de grossesse (ivg chirurgicale ). C'est une chose que je  vis très mal et j'ai cette douleur en moi et un vide dans ma vie suite à ce choix que je regrette aujourd'hui. J'ai été voir un professionnel (psychiatre) qui m’a mis sous traitement mais ca ne fonctionne pas.

Est-ce qu'il y a des groupes de paroles aux alentour de B.

 

 

 

anonyme 18 ans


J'ai 18 ans et je me suis fait avorter, il y a environ deux semaines. Lorsque j'ai appris  que j’étais  enceinte,  j'ai paniqué,  j'ai voulu m'en "débarrasser" au plus vite. Il était hors de question de le garder car  je suis en école de commerce et j'ai seulement 18 ans. Le papa en plus est un ado encore bien trop irresponsable.

Toutefois  pour cause de rendez-vous tardifs et avec en plus la semaine de réflexion,  j'ai appris à vivre avec ce petit être dans le ventre. J'ai fait face toute seule à cette étape. Je savais que ce bébé grandissait en moi et c’était sans me déplaire.  Je redoutais seulement  le moment où j'allais devoir le stopper. Bien qu'il était pour moi un peu irrationnel de le garder, il m'est aujourd'hui douloureux  de me dire que j'ai pu « tuer » une vie. Je ne cautionne plus les personnes disant qu'au bout de 7 semaines il n'a rien ! c'est faux, j'ai réellement la sensation d'avoir perdu quelqu'un. Lors de la prise des premiers médicaments j'ai eu comme l'impression que ma conscience m'avait forcé a voir comme une « histoire » : un petit bébé garçon blond le temps d’un instant. Je me suis effondrée alors que jusqu'à là, j'avais été forte.

L'avortement n'est pas un acte anodin, je n'oublierai jamais ce petit être dont j'ai volé la vie pour ne pas gâcher la mienne... Je me bats tous les jours contre ce manque en me persuadant de ne regretter mon acte, tout en étant sûre de ne jamais me retrouver un jour entièrement comblée. Alors à toi petit ange, je ne t'oublie pas.

Melissa 23 ans -IVG a 18 ans


Je n'arrive pas à croire que je vais parler de ce qui m'est arrivé. Aujourd'hui j'ai 23 ans. J'ai avorté il y a 5 ans et j'avais 18 ans.

Malgré ma majorité, personne ne m’a laissé le choix. A l'époque, j'étais avec mon copain depuis quelques mois, à peine 6.  Aujourd'hui, nous sommes toujours ensemble depuis bientôt 6 ans mais cet « évènement"  me ronge, me détruit de l'intérieur depuis des années.

Je suis tombée enceinte et ai avortée juste avant  de passer mon bac, que j'ai raté bien  sûr. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Je n'arrivais pas à croire ce  qui m'arrivait. Ma mère a gardé la tête sur les épaules. Et je ne lui en veux pas de m'avoir fait faire cet acte.  J'étais jeune et immature mais j'en souffre encore aujourd'hui.

Je me rappelle de cette table d'opération froide, de ce couloir où ils m'ont déposée en attendant " mon tour", nous étions plusieurs filles à attendre. L'infirmière qui m’a posé ma perfusion a été très douce et très gentille.  Je ne peux pas en dire autant du chirurgien. Sans cœur, sans âme, difficile de croire qu'il peut faire ça toute la journée sans penser à notre douleur.

J'ai l'impression d'être vide, creuse, inutile. Je n'en ai jamais parlé à personne. Je ne peux pas ! Même pas vous appeler, car j'ai trop honte.

Aujourd'hui mon copain et moi allons faire construire une maison et il pense  à une vie de famille car nous avons une bonne situation…  Mais je ne peux pas. 

Je ne peux pas penser à faire un autre enfant alors que surement je n'ai pas encore  fait le deuil du premier. Je suis perdue, anéantie.

Melissa

lydia 17 ans - IVG a 16 ans


On ne peut pas dire ce qui est le plus dur dans l’IVG ! c'est un tout qui t'enfonce, c'est une paralysie, une angoisse, une détresse.. j'ai avorté il y a 1ans à l'âge de 16 ans et quoi dire ? A part que cela m'a tuer. Qu'il n'y a pas de réveil sans que j'y pense.. je comprends mon choix car son père n'aurait pas su assumer et peut-être moi non plus d'ailleurs. Mais c'est dur et cela restera l'une des pires épreuves de ma vie. C'est un choix égoïste que de faire un avortement, c'est ne pas laisser à cet être la possibilité de vivr. C'est anéantir une vie. Et c’est s'anéantir sois même..

 

Lydia 17 ans

anonyme 21 ans - IVG a 17 ans


J’ai  21 ans et j’ai vécu l'ivg médicamenteuse à 17 ans en 2009. je pensais n'avoir pas  le choix  car j’étais jeune et je n'avais pas de situation stable. Avant et pendant l'ivg,  je ne me rendais pas compte que cela pouvais avoir des conséquences sur mon moral et ma santé psychologique. Je ressentais un soulagement , avec aussi un peu de tristesse et de la honte. Mais les jours, les semaines et les mois ont passé sans que j’oublie ce petit bébé qui faisait partie de moi. Je ne pensais qu'a cela, mais je n’arrivais pas à en parler car c’était trop dur. Alors,  je pleurais quand j’étais seule. 3 ans après, quand  je ne m'y attendais pas, toute cette douleur enfouie en moi m’a provoqué des crises d’angoisses aigues et je suis tombée en dépression nerveuse.  Aujourd’hui,  je le vis autrement. J’y  pense toujours mais j’avance dans ma vie.  Mais malgré tout,  je suis toujours sous médicaments. Tout  cela  fait parti de ma vie maintenant et je m'y fais.

 

Anonyme 21 ans

 

 

Laura 19 ans - IVG a 17 ans -


J’ai pratiqué une ivg le 22 juillet 2012 lors de notre « un an » avec mon copain qui lui a déjà un enfant de son union précédente. Enfin bref. Dés que j'ai su que j'étais enceinte, j’ai fait toutes les démarches d’accouchement dans mon inconscient. Ce bébé, je le voulais pour moi car c’était le fruit d'un amour. Pour mon copain, c’est autre chose. je voulais garder ce bébé qui grandissait en moi mais il était prêt à me quitter si je gardais ce bébé. Idiote & sotte comme je le suis, j’ai avorté sur sa pression. C’était une IVG par aspiration. Je le regrette. Je fais des cauchemars : impossible pour moi de voir ou toucher une femme enceinte. Voir un bébé est aussi  insupportable. Si je parle de cela à mon copain, il s’énerve. Il s’en fiche de ce que je ressens. Pourtant l’iVG s’est « bien passé » avec un bon suivi. Mais une question me trotte dans la tête. Ils les mettent où, les bébés après l’IVG ? Je dis « bébé » car j’ai avorté a presque 4 mois a l’hôpital Pitié-Salpêtrière a paris. Lors d’une écho, j’ai vu ce bébé amener son bras vers sa bouche. Je l’ai vue gesticuler dans le liquide. J’ai voulu avec insistance écouter son cœur.  je l’ai entendu. Cela faisait « bam bam bam bam ».

J’écrie tout cela en pleurant car je veux retourner en arrière. je regrette vraiment. je veux réparer mon erreur. A mes 18 ans, je me suis rendu compte que cela me hantait. L’échographie me hante. J’ai peur de dormir car je ne veux plus y penser. Je ressens le besoin de regarder cette échographie. Car c’est mon bébé, le fruit de l'amour de moi & son père. Lui aussi regrette mais en parle peu. J’ai besoin de faire ce deuil.

J’ai une dépression que je cache. Le soir, je pleure. En journée quand il n'y a personne, je pleure.  Où est-ce qu'ils ont mis mon bébé ? Où ? Aidez-moi ! Cela me gâche ma vie ! Je désire être maman sans même vouloir être enceinte ! Je suis obligée de mettre comme un « masque » pour me cacher de cette blessure. Je sais que c’est impossible mais je veux mon bébé. J’aimerais aboutir au terme de cette grossesse. Je n’arrive pas à faire le deuil. Aidez-moi !

 

 

Laura 19 ans – IVG a 17 ans

 

aurelie 32 ans- ivg il y a 3 mois


J’ai avorté en novembre 2013 il y donc 3 mois. J’étais enceinte de 7 semaines. Je suis maman de 2 enfants  de 4 ans et 15 mois. Pour les 2 grossesses, j’ai accouché par césarienne. 

Physiquement et  financièrement surtout je ne me sentais pas prête. Mon mari m’aurait soutenu peu importe le choix. Une fois avortée, j’ai senti comme un  soulagement,  puis j’ai eu un sentiment comme « limite ».  Je me sentais faire une dépression. 

J étais triste, lunatique. J’ai mis cela sur le compte de la chute d’hormones, mais  ensuite j’ai fait un ulcère. Je pense que l’ivg n’y est pas pour rien. Je n’ai  pas l’impression que mon mari me comprenne. Je dors très mal. J’ai beaucoup de  cauchemars et je cogite trop la nuit. Le médecin me dit que « c’est normal ». 

Combien de temps cela va t il durer ? J ai l’impression que je porte ma colère  sur mon fils ainé. Je n’ai  plus de patience. Je suis moins présente pour lui. Est-ce  normal ? Je ne le pense pas et cela me fait mal. A la base, je voulais un 3 eme  enfant un jour. Maintenant,  je n en suis pas sûr. De plus,  je suis depuis  longtemps atteint de vaginisme. Maintenant, je suis totalement « bloquée »,  Comment vais-je  pouvoir de nouveau avoir des relations sexuelles plus ou moins normales ? Merci de me conseiller.

 

Aurelie 32 ans