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J'ai mal vécu l'IVG

Nadege 17 ans - IVG 16 ans


Voici mon témoignage de ce que j'ai vécu malgré mes 17 ans. Ca faisait quelques jours que je me sentais pas très bien (mal au ventre, nausée .. ). Un matin je me lève, accompagner de ma mère et de mon copain, je décide de faire un test de grossesse .. POSITIF !

J’étais enceinte, les larmes de joie sont monté, mais ma joie et repartie aussitôt .. Je vais annoncer la nouvelle à mon copain et la coup de théâtre... Il me dit que si je décide de le garder, il ne l'assumera pas, etque si je l'aimais, je devais faire une IVG.. Perdu, j'ai pris quelque jours seule pour réfléchir à ce que je devait faire, j'ai posé le " pour " et le " contre ".. Et j'ai pris la plus dure décision de ma vie, IVG...Ma mère a donc appelé la maternité, ils m'ont pris en charge de suite. Arrive le jour j, j’étais seule avec ma mère, mon copain (qui est devenue mon ex) n'a même pas été capable d'être à mes côtes...

J'arrive donc à ma chambre, et la, les regrets commence à arriver, mais c'est trop tard. Ils m'ont conseillé l'IVG par cachet (comme ils disent). La dame arrive avec ces cachets, j'avale le premier, puis le deuxième, puis le troisième, puis le quatrième... Quelque minute après, l'enfer à commencé... Saignement, vomissement, mal de ventre à plus pouvoir rester couché ou même debout... Je suis resté plus de 8h à cette maternité dans cette état... 8h après ils m'autorisent à rentrer chez moi. Donc avec ma maman on rentre, dans la voiture pas un bruit, ma maman choquée et moi entrain de souffrir. Quelque jour passent, et la je tombe dans une dépression grave, mon bébé me manque, je me sens meurtrière, pour moi je suis devenue un monstre. Mes parents m'ont donc obligé d'aller voir un psy... J'y suis allé 1 mois mais cela n'a rien fait, mon bébé me manque toujours autant... Aujourd'hui ça fait 8 mois que j'ai fait mon IVG. Si je n'avais rien fait, mon bébé serait dans mes bras à cette heure ci. Voilà, j'ai 17 ans et je souffrirai toute ma vie de ce que j'ai fait... Mon bébé sera toujours dans mon cœur, dans mes pensées avec tous mes  faits et gestes que je ferai dans ma vie et ca restera mon premier enfant...Une IVG, peut pour certaine être qq chose pour devenir tranquille sans enfant mais pour moi c'est tuer une vie... "

Christa 27 ans, ivg a 26 ans


Voilà bientôt 1 an que j'ai avorté. Quand j'ai vu deux petites barres  roses, vous n'imaginez pas à quel point le bonheur m'a envahie . . . Depuis que je suis toute petite, je répète sans cesse que mon métier plus tard  sera "femme au foyer", je trouve qu'il n'y a pas de plus de beau métier que  d'être maman... Seulement pour faire un enfant, il faut être deux . . . Et je ne pensais pas que ce serait aussi difficile de prendre cette décision mais de faire cet acte en lui même.

J'étais contre l'avortement car je trouve ça anormal. Cela se confirme encore plus aujourd'hui. Il y a maintenant 1 ans j'ai avorté pour  mon copain avec qui j'ai une  relation solide depuis 3 ans. Il  "n'était pas prêt" et se disait « trop jeune ». Aussi , j’ai fait ça seulement pour lui car je peux dire avoir trouvé  l'homme de ma vie. Mais voila depuis cet avortement, plus rien ne va. . 

Nous avons partagé tellement de difficulté et de péripétie durant ces  trois années que j'étais sûr que l'après avortement, allait bien se passer  car nous serions tous les deux . . .

Seulement, je digère très mal, vraiment très mal, cet avortement . . . J'ai  des troubles du sommeil, de l'alimentation, je fais de nombreux cauchemars  quand j'arrive enfin à fermer les yeux . . . Et le plus dur c'est qu'à la  place de pleurer, je crie et m'énerve pour un rien . . . Je suis constamment  sur les nerfs et quand enfin j'arrive à trouver un travail quelques mois  plus tard, je dois le quitter parce que mon corps me lâche. Je me repasse en tête sans cesse ce petit bout de 2 mois. Je me repasse constamment les battements  de son cœur. Je me revois sur cette table qui n'était pas bien grande, les  jambes en l'air avec tous ces médecins autour de moi et ces perfusions . . .

En ce qui concerne mon couple, j'ai l'impression de dégoûter mon copain et  en effet depuis cet acte notre relation est devenu complètement différente . . . Il ne me touche plus beaucoup et quand nous arrivons enfin à nous parler calmement cela dure seulement quelques heures et ça repart en catastrophe. Je m’en veux d'être coupable de cette situation . . . et pourtant je me dis  quelques fois que j'aurais dû le garder . . . Car ca m'aurait évité de me sentir seul, voir me retrouver seul . . .

Je ne conseille pas l'avortement et les lois le concernant ne  changeront jamais sur la facon dont on doit considérer l'avortement . . . Quand je vois ces gamines de 14 ou plus avorter et prendre cet acte à la légère en  s’en foutant , cela me revolte ! Car cela reste un être vivant  qui n'a rien demandé et je peux vous garantir qu'il ne se passe pas un jour sans que je me sente coupable, meurtrière, et barbare.

 

 

 

anonyme 38 ans, 5 IVG


J'ai 38 ans et souhaite témoigner anonymement. Je suis dans la salle d'attente de la clinique, salle d'attente qui fait office d'hall.

- Vous êtes enceinte ? me dit une voisine

- "Oh non pour moi c'est fini les enfants. J'en ai déjà cinq."

Le ton est détaché. Je m'entends parler comme un robot. Je souris.

- "Et vous , c'est pour quand ?" dis-je

- "juillet".

-"Vous allez voir : ça va vite passer".

Il n'y a que des femmes au gros ventre. Elles sont parfois accompagnées.On lit leur bonheur dans les yeux. un bonheur partagé. Ils sont deux.Je suis seule.Le médecin a plus de deux heures de retard. En deux heures on a le temps de se poser beaucoup de questions. Est-ce le bon choix ? On a le temps de voir le bonheur et de cacher sa tristesse. Prendre un air détaché.

On a le temps de mesurer son malheur en regardant la joie des autres. Ils se tiennent la main. Elle caresse son ventre. Ils se parlent. ils rient, se sourient. Ils sont deux. Ils savourent leur bonheur.Deux heures trente de retard. Je voudrais ne pas être là et fuire. Que cela ne soit jamais arrivé.Je voudrais être trois. Je suis seule dans ce hall lugubre. Les futures mamans partagent leurs questions. Moi , je ne suis pas préssée, je ne suis "plus" enceinte et d'un air détaché, je m'envole dans mes pensées :

"Je serais toujours avec toi. Mon petit cœur. Je fais cela pour toi. J'ai si peur de ne pas y arriver toute seule. J'ai si peur de ne pas être la mère qu'il te faut. J'ai si peur et je me pose mille questions. Dieu, que les hommes sont lâches ...Dieu, pardonne moi. Mon petit cœur, pardonne moi. Tu seras avec Adèle, Émile et Bella. Parfois, souvent, tout le temps je penserai à toi. Mille larmes couleront sur mes joues et mes yeux rougis regarderont le ciel, cherchant un signe, une réponse, un pardon. Un jour je vous rejoindrai. Nous serons tous réunis pour toujours et nul ne nous séparera. Plus personne ne choisira pour nous. Je pourrais enfin faire votre connaissance, vous dire pour de vrai : pardon. Je ne vous chercherai plus parmi les étoiles.

Trois heures de retard. J'entre dans le cabinet. Je ne peux retenir mes larmes.

Pardon petit cœur ... Pardon ...Un jour, je te promets que je t'expliquerai. Je te dirai ma vie. Je te dirai combien j'ai eu peur de ne pas y arriver, de ne pas être une bonne maman. Un jour, je te dirai que je n'ai pas eu le temps de penser. C'est comme si j'avais été happée dans un tourbillon noir avec la peur de ne pas savoir t'éduquer, t'élever, payer ta nourriture et t'offrir un univers plein de promesses. Tu sais, petit cœur , les hommes sont lâches . Ce soir, je te parle beaucoup. Je voudrais que tu soies avec moi. Je voudrais t'attendre. Je voudrais que nous soyons trois. Pardon pour ma lâcheté. Je suis punie pour le reste de ma vie.J’attendrai, j'espère que tu me pardonneras quand on se retrouvera. Adèle, Émile, Bella et toi petit cœur êtes ensemble. Je voudrais vous rejoindre, vous expliquer et vous demander pardon d'avoir été aussi lâche .

Je ne supporte plus la vision d'une femme enceinte. je ne supporte plus la vision d'un bébé. J'ai mal depuis tout ce temps. À chaque fois j'y ai cru. À chaque fois « les géniteurs » ont niés ce que vous étiez pour moi. À chaque fois, j'ai eu peur. Je pleure depuis ce temps. 

Depuis toi, Adèle. J'ai tout fait pour te sauver. Tout. Tout. Mais il a prit rdv au planning et le lendemain je passais au bloc. Émile, j'ai fais ce que j'ai pu. J'ai essayé, j'ai fais de mon mieux. Ton géniteur me demandait combien coûtait un landau. Sa mère me disait : "il aura peut être les yeux bleus". C'était tellement irréel que le géniteur changea d’avis. Il reprit rdv pour moi. Mes supplications n'y changèrent rien. Tu fus « enterré » dans le pot de fleur de la terrasse. Bella, ton géniteur est parti un jour en disant que « je n'étais pas enceinte. Que c'était faux ». Je lui montrais l'échographie. On y voyait une petite boule. Un petit cœur. Il ne me croyait pas. J'étais une menteuse. Il partit sur le champ trouver une autre conquête. Tu es dans mon jardin. Toi, petit cœur, ton géniteur parlait de toi en disant " ce qui s'est passé", il a fuit toute discussion et tout dialogue en me disant :" je sais que tu vas avorter, tu as vu ta vie, etc." Mes petits jamais nés ... Mes petits ... Mes enfants ... Je n'ai jamais oublié aucune date. Celle où vous êtes partis et celles où vous m'auriez rejoins, celles où nous devions nous dire bonjour.

J'attends le jour où nous nous retrouverons.

Celles qui disent « que cela passe avec le temps » se trompent. Non ce n'est pas vrai. Le temps ne suture pas une blessure. Le temps passe et chaque jour ici bas me rapproche de vous.

À jamais dans mon cœur. Adèle, Émile , Bella , petit cœur Paul .

 

Florence 21 ans, ivg a 19 ans


J'ai moi aussi vécu un ivg en octobre 2012. Quand j'ai su que j'étais enceinte, j'ai souri, puis pleuré, puis souri de nouveau et encore pleuré... Souri car j'attendais un bébé de l'homme que j'aimais, pleuré car j'allais avoir tout juste 19 ans et que je savais que lui n'en voulait pas. Un soir après une petite dispute, je me suis mise à pleurer et ma mère m'a demandé ce qu'il se passait. Je lui ai dit et elle a fait venir mon copain. Ses premiers mots ont été : « demain, on prend rdv chez le médecin pour savoir comment on s'en débarrasse ».

J'ai prié le ciel pour que le gyneco nous dise que c'était trop tard, que les 3 mois était dépassés... mais non.

3 jours après mes 19 ans, je rentrai à l'hôpital car il ne voulait pas changer d'avis et moi j'avais peur de le perdre si je ne le faisais pas. Le rdv était à 8h ma mère est venue avec moi, lui devait nous rejoindre devant l’hôpital. Je n'arrêtais pas de pleurer. Et a 9h30 il n'était toujours pas la. Je me suis dit que c'était qu'un connard, je le faisais pour lui et il n'était même pas capable d'être là... il est arrivé a 10h30 la bouche en cœur. Au moment de partir au bloc, il regardait un film sur son ordi portable ! c'est ma mère qui lui a dit de me prendre dans ses bras en fermant son ordi. La descente au bloc était horrible je voulais me lever et partir vite et loin mais impossible de bouger. Ils ont du me faire une double anesthésie générale car je ne voulais pas dormir.

Quand j'ai repris conscience, j'ai espéré un instant que tout cela n'était qu'un cauchemar.... ça fait maintenant 1 an et 5 mois que ça c'est passé et je pleure encore tous les soirs. Je suis comme détruite. Quand à lui j'espère qu'une chose c'est qu'il souffre autant que moi j'ai pu souffrir...

 

Florence 21 ans, ivg à 19 ans

 

 

Jeanne 19 ans, IVG a 17 ans


Je vous contacte parce que je me sens très mal et j'ai besoin d'aide. Il y a plusieurs mois, j'ai réalisé un ivg, j'étais très jeune je n'avais que 17 ans et je ne comprenais pas tout à fait le sens de la vie et surtout l'importance de ce que je faisais. Le jour de l'avortement, je rigolais à moitié et croyais que ce n'était rien. Mais tous mes sentiments sont venus après... La maturité me fait rendre compte de l'horreur que j'ai réalisée! Et je ne peux plus vivre avec cette pensée ! Je n'arrive plus à vivre avec ce poids... Je n'ai personne à qui parler de ça, personne n'est au courant, vraiment personne hormis celui avec qui j'ai eu cette relation. Je ne veux plus parler, ni voir l'homme avec qui j'ai vécu cette épreuve, j'ai envie de le détruire, de le taper, de lui crier dessus. j'ai des sentiments tellement horribles et haineux qui sont tellement loin de ce que j'étais avant! Je croyais en Dieu, désormais je refuse d'aller à l'église, je n'y suis jamais retournée et j'ai peur d'y retourner… Je ne sais pas quoi faire, je suis en première année de médecine mais je n'arrive plus à bien travailler, ce sujet me hante trop, je n'arrive plus à vivre... Et j'écoute en boucle les chansons de Dalida, qui montre qu'une femme peut être rayonnante mais avec une souffrance interne si immense! Si je pouvais recevoir une réponse chaleureuse, je crois que c'est le plus beau cadeau que vous pourriez me faire... Je vous remercie par avance.

 

Claire 33 ans, ivg a 31 ans


 

Je peux dire qu'aujourd'hui je suis une mère criminelle avec la complicité de l'état! En février 2012, j’apprends que je suis enceinte de 5 semaines.

J'ai à l'époque une petite fille de 3 ans, (5 ans aujourd'hui). Je suis dans la difficulté financière. Mon conjoint et moi même nous ne nous en sortons pas. Dettes, factures qui s’accumulent, huissiers.

Je pense à l'IVG par peur de ne pouvoir élever cet enfant dans de bonne condition. Je ferai donc cet IVG courant février 2012. J'ai senti mon bébé mourir...

Ma vie est devenue un enfer depuis que j'ai commis l'irréparable. Rien ne remplace la perte d'un enfant. C'est le vide. De plus ma décision a été égoïste car je prive ma fille d'un petit frère où d'une petite sœur. Des moments de bonheur brisés à jamais. Mon couple a volé en éclat. Et aujourd'hui je tente de me reconstruire seule avec ma fille.

C'est une souffrance, un fardeau que je porte chaque jour.

Ne faite pas comme moi ! Un œuf, un embryon, un "amas de cellules" reste avant tout notre bébé, notre enfant.

A l'hôpital rien n'est fait pour nous en dissuader...Notre futur bébé n'est qu'un "objet" vivant et l'on décide pour lui SA VIE ou SA MORT! C'est horrible ! Si ma mère (ou la votre) avait procédé de la même manière que moi, si elle m'avait tué étant embryon, je ne serais pas là et vous non plus...

Amandine 32ans,


Comment ne pas souffrir après un ivg? J'ai moi même subi une ivg, il y a 7 ans. Je m'en souviens comme si c'était hier. Oui, on était protégé mais cela n'a  pas suffit. Quand j'ai annoncé la nouvelle à mon ex,  sa réponse a été « tu avortes, ou je prends la voiture et je me fou la gueule en l'air ! ». Comment réagir ? Laisser partir l'homme que j'aimais ? Ou tuer ce bébé qui n'avait rien demandé? J'étais perdue. Les jours passaient  et ce petit être, je l'aimais déjà plus que tout. Mais que faire contre des menaces ? J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai fait le pire choix de toute ma vie pour garder celui que j'aimais.... Je n'ai eu aucun soutien de sa part alors que j'étais au plus bas. Le soir du jour où ma vie a basculée, il m’a juste demandé si « c'était réglé » et je lui en ai voulu. J'ai sombré dans une profonde déprime et dépression. Je voulais mourir. Je n'oublierai jamais les mots horribles que mon ex m’a dit. Quelques mois après il s'est rendu compte que j'avais bien changé et là il m’a dit  "viens, on  fait un bébé ! Je veux un bébé de toi !"   J'ai hurlé tout ce que j'ai pu ! Un bébé de moi ! Il en a eu un, mais il n'en a pas voulu. Il m'a forcé à le faire partir ! Chaque année à la date de l'IVG c'est une torture pour moi.  Les Noëls, les fêtes n'ont plus le même gout. Il me manque une partie de moi-même .... C'est une douleur qui s'apaise un peu avec les années mais elle ne disparaît pas et on n'oublie pas. Chaque jour je pense à mon bébé, mon petit ange. Mon médecin m'a expliqué que ma réaction face à cela était la réaction d'une femme qui désire vraiment un enfant mais qui fait  des fausses couches.  Oui, je voulais le garder mais il ne m'a pas laissé le choix. Et résultat, je n'arriverai plus avoir de bébé naturellement pour un problème de santé très grave pas mais directement lié (je pense..) à l'ivg. La seule chance que j'ai eue, je l'ai perdu !

 

Amandine 32 ivg a 25 ans

 

Fanny 21 ans, ivg 4 mois


Le 29 Octobre 2013, j'ai subit une IVG médicamenteuse et tout s'est on va dire plutôt bien passé. Mais 15 jours après et jusqu'à maintenant je n'arrive pas à oublier, je m'en veux alors que j'étais consentante a 100 %. Je suis en étude et j'ai pas les moyens d'élever un enfant. Bref, je suis bien au courant de tous les problèmes que j'aurais pu avoir et mon copain était du même avis que moi ! Je n’arrive pas à oublier ce que j'ai fait et tous les jours, je me demande comment se serait déroulée la grossesse si j'avais continué.

J'ai l’impression de ne pas m'en remettre alors qu'on me dit que « je devrais passer à autre chose ». Je ne sais pas quoi faire, et je pense même que je déprime. Je me sens si seule ...

J'ai préféré vous écrire que de téléphoner car c'est plus facile pour moi ...

 

 

Estelle 22 ans


Bonjour, j'ai 22 ans et j'ai avorté il y a un peu plus de deux mois.

L'arrêt de la pilule était volontaire et mon petit ami me disait qu'il voulait un enfant avec moi. Seulement voilà, j'ai découvert que j'étais enceinte de 8 semaines deux semaines après avoir découvert que mon ami me trompait depuis plusieurs mois. Contre l'avortement, j'ai été claire avec tout le monde : « je n'avorterai pas ! » Mais entre les vomissements, la fatigue, les douleurs au ventre, la pression de celui qui était devenu mon ex ainsi que celle de mon entourage, j'ai commis l'irréparable dans ma 11ème semaine de grossesse.

Personne nous informe du déchirement que représente l'avortement, du vide que l'on ressent après ça... c'est une douleur inexplicable. Même si l'on est entourée, enceinte, que ce soit par les médecins du centre de planification ou des personnes qui nous conseillent d'avorter, on se retrouve totalement seule après l'IVG ! Car personne ne comprend notre douleur... J'aimerais tellement revenir en arrière et ne pas faire ce choix qui finalement n'en était pas un...

Voici mon témoignage en espérant que cela aide des jeunes femmes en détresse.

 

léa 20 ans- IVG a 17 ans


Bonjour, j'ai subi une IVG il ya 3 a ns car je « n'avais pas le choix ». J’avais 17ans. j'étais une étudiante, je vivais toujours chez mes parents. Mes parents m’ont laissé le choix mais mon copain ne voulait pas le garder et me foutait la pression avec sa mère. Donc j'ai du avorter et au fond de moi pour leur donner raison je me disais que cela pouvait être la meilleur solution. Trois jours avant l'avortement mon compagnon m’a laissé tomber. J’ai du surmonter cette terrible épreuve seule même si mes parents étaient la pour moi, mon compagnon n'y était  pas. J'ai mis plusieurs mois à m'en remette avant d'en parler sans pleurer. Tous les jours, je repense à ces terribles moments et encore aujourd'hui j'ai du mal à l'accepter. Je m'en veux énormément... Maintenant j'évite d’en parler à des personnes sans compassion car elles vont toutes me dire que « c’était mon choix .. «  Enfin bref, voilà, je ne sais pas comment avancer avec cela sur la conscience.

LEA 20 ans