Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales.

ivg medicamenteuse

IVG medicamenteuse - Clémence 25 ans

ivg medicamenteuse. Témoignage de Clémence 25ans qui témoigne sur sa détresse en raison de son ivg medicamenteuse à 6 semaines de grossesse. Elle a déjà un petit garçon de 15 mois

Manon 20 ans, ivg il a un an

Manon 20 ans, Je suis tombée enceinte à 19 ans, j'étais avec mon copain depuis 2 ans. Je  ne me sentais pas prête pour le garder car je faisais des études et n'avais  pas une situation assez stable, je vivais chez mes parents. Lorsque j'ai  acheté mon test de grossesse à la pharmacie, la pharmacienne a parlé  extrêmement fort en me disant que j'étais totalement irresponsable d'avoir  oublié ma pilule (il y avait la queue derrière moi) et j'étais déjà  très mal, comment vous dire qu'elle n'a pas beaucoup aidé. La première  chose que j'ai faite après avoir vu que le test était positif était d'en  parler à mon copain bien sûr, mais aussi à ma mère car j'ai la chance  d'avoir une mère extraordinaire qui me soutient. Elle m'a demandé ce que je  voulais faire et m'a dit qu'elle me soutiendrait quoi que je décide, mais  dans ma tête la décision était déjà prise, ce serait l'avortement.  Lorsque j'en ai parlé à mon copain, il m'a demandé de bien réfléchir car il ne voulait pas que je me précipite et il m'a dit qu'il serait prêt à  assumer.
Mais même si j'avais la chance d'avoir un garçon à mes côtés prêt à assumer, cela ne m'a pas vraiment soulagée, au contraire, car pour  moi la décision était prise mais cette décision lui appartenait aussi. Je  me sentais mal de vouloir avorter alors que lui hésitait, avec le recul je  pense que ça l'a soulagé au final, car il fallait prendre une décision  assez rapidement et il savait que l'avortement était la chose à faire, il  ne voulait juste pas se le dire. Nous en avons donc reparlé et avons décidé d'un commun accord de le faire. J'ai fait des prises de sang, et une  échographie (il a été merveilleux avec moi, m'a soutenu et m'a  accompagnée). Seulement, le jour de l'échographie, la gynécologue  m'expliqua que j'avais dépassé le délai autorisé pour une IVG (14 semaines d'aménorrhée) de deux ou trois jours. J'étais  paniquée et j'ai donc appelé  l’hôpital le plus près de chez moi  directement après être sortie de chez la gynéco, je leur ai expliqué la  situation et il m'ont dit que légalement, ils n'avaient pas le droit de le  faire, mais ils m'ont donné le numéro d'un médecin généraliste qui  pratiquait des IVG médicamenteuses et qui pourrait  accepter. Je l'ai  appelé tout de suite après, il n'avait plus de place pour un rdv alors il  m'a dit de venir aux heures de consultation sans rdv. Il nous a dit que cela  coûterait une certaine somme (100 ou 200 €, je ne sais plus, remboursés  plus tard), nous n'avions pas cette somme sur nous évidemment, mon copain a  réussi à retirer cette somme et nous y sommes allés.
C'était une journée vraiment étrange car je ne me rendais à peine compte de ce qui se passait  et tout allait très vite. Chez le médecin, il m'a donné un dossier d'IVG,  que j'ai toujours d'ailleurs, tout comme les échographies (car même si ce  n'était pas une grossesse désirée, cela fait partie de ma vie et je ne  veux pas l'oublier), il a changé les dates sur le dossier afin qu'il y ait  marqué que j'avais eu la semaine obligatoire de réflexion, et m'a donné deux cachets, un que j'ai pris directement  là bas et un autre que je devais prendre 48h plus tard. Tout s'est passé  très vite mais j'étais sûre de mon choix et j'étais accompagnée et  soutenue par mon copain, en sortant de chez le médecin, nous avons appelé  ma mère pour la tenir au courant, et les parents de mon copains, qui, eux  aussi étaient au courant, ils nous ont dit de rentrer chez mon copain et de  ne pas aller en cours (car c’était un jeudi) pour nous reposer. C'est ce  que nous avons fait.
Le lendemain, j’étais à la fac lorsque je me mit a  perdre beaucoup de sang, (normalement cela se fait après la deuxième prise de  cachet, mais il arrive dans certains cas que la femme expulse entre les deux  prises), c'est ce qui m'est arrivé, j'étais avec une amie, et mon jeans  était plein de sang, j'ai donc du lui raconter et elle a eu la gentillesse  de me ramener chez elle, de me prêter un jeans et de me ramener chez moi, car  chez moi je n'en avais parlé qu'a ma mère, ni mon frère, ni mes sœurs, ni  mon beau père n'étaient au courant car je ne voulais pas leur dire, même  si je savais qu'ils m'auraient soutenue aussi. Le lendemain, c'était samedi  et mon copain était chez moi, je devais prendre le cachet vers 13h, je me  suis mise dans mon lit, et je pris le  cachet, j'ai eu extrêmement mal dans le bas du ventre pendant à peu près 20  minutes, puis je me suis endormie car j’étais vraiment très fatiguée de cela. Mon copain est resté avec moi jusqu'au bout, et j'ai  perdu beaucoup de sang pendant à peu près deux semaines.
Maintenant tout va  bien, cela ne fera un an en Avril, je suis toujours avec mon copain et depuis  j'en ai parlé a mes sœurs, mais mon frère et mon beau père ne sont  toujours pas au courant et ne le sauront jamais je pense. Nous en parlons  très peu avec mon copain, je n'ai pas regretté notre choix, lui non  plus, même si ca a été extrêmement difficile pour moi comme pour lui, car  même si ce n'était pas son corps, il était concerné tout comme moi. Tout  cela s'est passé très vite mais j'avais la chance d'être sûre de mon  choix. Bien sûr, aujourd'hui je ne regrette pas. Les deux premières semaines suivant mon IVG j'étais mal, mais je le savais. Car lorsque j'ai pris cette décision, je  savais que j'allais en souffrir. 
 
Commentez nos témoignages sur notre page facebook.

Aurelie 34 ans, ivg il y a 12 ans

Il y a plus de 12 ans, je me suis retrouvée enceinte de l'homme que j'aimais. J’avais un petit garçon de 3 ans d’un autre père qui m'avait lâchement abandonnée. ce petit garçon était handicapé, il est né sourd .
Quand j'ai ressenti les premiers symptômes de grossesse, j'ai fait un test qui s'est révélé être positif. J’en parle au papa qui a été catégorique:" c'est moi ou le bébé, moi je n'en veux pas"
La puéricultrice de mon fils, me conseille, elle aussi, de ne pas garder le bébé car avec mon fils, j'avais du mal à m'en sortir. Donc je prends RdV pour l’IVG avec la puéricultrice qui m'accompagnait pour prendre des deux premiers médicaments, pour faire mourir le bébé.
48 heures après je retourne à l’hôpital de jour. Ils me donnent de nouveaux comprimés, pour provoquer des contractions et perdre le bébé.
Puis, ils me donnent une bassine pour qu’au moment des contractions je perde le bébé dedans. Quand cela fut fini, j'ai appelé l'infirmière qui est venue vérifier si j’avais bien perdu mon embryon .Il était dans une petite boule où on ne voyait rien. Elle l'a décortiqué pour voir l'embryon en entier et me l'a fait voir, en me tendant la bassine. Elle me dit : "Maintenant vous pouvez le vider dans les toilettes " 
J'ai été choquée, traumatisée, je ne comprends pas qu'on puisse faire cela ! J'étais jeune, je me suis laissé faire. Le pire c'est quand j'ai vu mon copain, j'étais en pleurs et il me dit : « Tant mieux, c’est fini », " et oui..... Je me suis écroulée, cette journée je m'en rappellerai toute ma vie ! J''ai eu deux petites filles après avec le même copain. Il a cassé quelque chose dans l'amour qu'on avait entre nous. Rien n'est plus pareil, rien ne le sera plus jamais. Je regrette ce choix.  je pense toujours à ce bébé malgré tout le temps passé et lui aussi l'a regretté par la suite.....faites le bon choix et surtout faites votre choix en votre âme et conscience et n'écoutez personne !
 
*** pour commenter les temoignages : voir notre page facebook 

Gabriel, amie qui a avorté il y a 2 ans

Gabriel, Je suis un homme et mon amie a décidé d'avorter il y a un an. Après 38 jours de stress absolu  (2 heures de sommeil par nuit les derniers jours), je me suis résigné à  son choix voyant que malgré quelques soutiens, j'étais désormais le seul  à « y croire ». Je l'ai donc accompagné au 38e jour à l'hôpital. Depuis ce  jour, ma vie allait être un véritable désastre, des instants de grande  souffrance car la réalité est que je me sentais père depuis qu'on a su  qu'elle était enceinte en mettant la main sur le ventre, parlant au bébé ...lui dire qu'il vivra, de me faire confiance...Le soir où mon amie a pris la pilule abortive, j'ai découvert avec horreur qu'elle  avait été instrumentalisée par une amie psychologue sans doute secrètement « amoureuse »  d'elle (même si elle a un homme et un enfant), et que j'étais donc un  obstacle à ses projets. J'ai découvert à mon sujet et au sien,  445 pages  qu’elle a envoyés à mon amie  (plus de 1000 si on remonte 3 ou 4 mois en arrière), pourtant  elle ne me connaît pas, C’etait un véritable et inimaginable harcèlement moral. Je ne m'étends pas plus sur ceci, mais j'ai compris cette nuit là, toutes les  hésitations, les troubles de mon amie. Elle était donc une victime de la folie de cette fille. Je l'ai soutenue  autant que je le pouvais. Mais les jours à venir allaient être terrible car  la réalité est que, nous deux, nous avons ressenti profondément le terrible vide  de la mort et nous avions le sentiment d'avoir tué notre enfant. L'horreur. Elle pleurait tous les jours disant qu'elle voulait « qu'il revienne ». Nous   n'avons jamais réussi à nous en remettre. 6 mois après l'avortement ce fut  la séparation, et c'est là où j'ai commencé à guérir, petit à petit,  ayant la volonté de me détacher du drame. Mon amie a fait comme  elle a pu, de son côté.
8 mois après nous avons refait une tentative, nous nous sommes revus, mais  cela n'a pas fonctionné, car l’avortement était toujours au milieu. Nous  avons donc tiré un trait définitif sur notre relation.
Il est à noter pour l'avoir vu, l'absence totale d'information de la part  d'un des deux médecins qui donne les cachets abortifs et de la soit disant  psychologue à l’hôpital : l’avortement serait d'après eux un acte  anodin et nous n'aurions eu la possibilité je cite : "d’en refaire un autre dans un an."  Quand j'ai entendu ça,  je dormais 2 heures par nuit pour tenter de sauver mon  enfant et je me suis véritablement demandé dans quel monde je vivais. Pour avoir cherché énormément de renseignements  sur l'ivg et de  témoignages, je fais le constat suivant : l'ivg est souvent véritablement  encouragé ! , Et dans la plupart des cas et la réalité du post-ivg est totalement  caché. Cependant pour être honnête, certaines personnes (minoritaires je pense)  le vivent « bien ».
 
***** commentez nos temoignages sur notre page Facebook 

Amandine 19 ans, ivg il y a 5 mois

 Il y a 5 mois j'ai appris que j'étais enceinte. Toutes les émotions sont venues en même temps, de la peur , de l'angoisse et du bonheur. En l'annonçant à mon copain ça a été le choc! il était perdu ! et ma mère me menaçait de me mettre dehors. Mon copain s'est fait monter la tête et ils m'ont forcée à avorter, alors que je ne m'en sentais pas capable. Les échographies, le coeur qui bat, le ventre qui grossit, les nausées etc... tout ça me manque aujourd'hui. J'ai subit une IVG médicamenteuse et j'ai eu beaucoup de complications suite à cela. C 'était Il y a 4 mois ,et j' y repense tout le temps! je suis toujours aussi triste et aujourd'hui je voudrais revenir en arrière! Un conseil, n'écoutez pas votre entourage ! montrez leur que vous êtes capable et surtout que vous êtes prête ! On nous dit comment se passe un avortement mais on ne parle pas assez de l"après", de la tristesse et du vide que l'on ressent. Prenez vos décisions seules, ce n'est en aucun cas aux autres de le faire pour vous ! Merci beaucoup et courage à toutes celles qui se sentent perdues, il y aura, je pense, une joyeuse lumière au bout du tunnel.

emilie 19 ans, ivg a 16 ans,

Mimie 19 ans . En 2013, j’avais 16 ans et cela faisait 2 ans que j'étais avec mon copain, amour qui se passait plutôt bien. Mais en Juin 2013, un rapport à fait qu'un petit papillon c'est logé dans mon ventre... Juillet 2013 : je n'avais plus eu de règles mais ayant souvent du retard, je ne me suis affolée que lorsque je ne pouvais plus dormir sur le ventre et que mes matins étaient rythmés avec nausées. Dans le mois de juillet j'ai fait deux tests de grossesse se révélant positif très léger. J'étais si heureuse de te porter. j'avais appelé « papa » au boulot pour lui dire. Il était content du moins c'est ce qu'il laissait paraître. Sa mère à été mise au courant le jour de ma visite de contrôle. Pour ma mère j'ai attendu. J’avais 16 ans et lui 18 ans chacun chez nos parents
Le 02 août arriva. Je suis allée au rdv accompagnée de ma mère qui n'était toujours pas au courant. L'ambiance dans la salle d'attente fût stressante.
Voilà mon tour. " Mademoiselle ********* à vous «. Mon cœur se mit à battre... Il installe ma mère dans son bureau et nous partons dans son local d'examen. Il me posa quelques questions puis m'a fait une échographie d'abord abdominale pendants 10 sec avant de vite m'en faire une vaginale... quand tout à coup, je le sens s'arrêter. Puis grand silence pour enfin me dire deux, trois fois d'affilé. " Vous êtes enceinte.." et là je me suis mise à pleurer je me sentais femme . C'était magnifique... j'étais aux anges... il me dit " vous voulez que je l'annonce à votre mère ou vous allez lui annoncer ?" . Je lui réponds que je vais le faire c'était un vendredi. il me dit « on prétexte une prise de sang et lundi vous revenez me voir pour prendre une décision, annoncez- lui ce Weekend. » Je sors du bureau en gardant le silence. le gynéco à bien joué et gardé le secret également. Je sors de la clinique et l'ambiance fût froide. Ma mère se doutait de quelque chose. Mon copain l'annonça à sa mère qui voulu de suite que j'avorte... Pour moi c'était hors de questions. L'annonce fût délicate. Je me suis prise une morale par sa mère et la mienne autant dire très dur à encaisser. Tout le monde voulait que j'avorte. Mon copain ne savait pas trop. J’hurlais, je pleurais pour sauver mon bébé, ma vie, je l'aimais déjà tellement...
Le lundi arriva, le rdv du gynéco passé, tout ça pour me dire qu'il m'a déjà pris un rdv au planning « au cas où ». J'étais perdue. Je ne me voyais pas tuer mon propre enfant.
On m'a prescrit des médicaments pour me shooter du genre antidépresseur etc.
Je n'ai pas su me défendre malgré tout ce que j'ai fait. J’avais donc rdv pour avorter par intervention chirurgicale j'étais à 10 SG... On m'a soutenu que le cœur du bébé « ne fonctionnait pas bien ». Cet hôpital de merde est même allé jusqu'à me changer mes doses de CYTOTEC pour dilater plus mon col ce qui m'a beaucoup fait souffrir.
Le 22 août arriva. Je fis le chemin maison hôpital en larmes bourrée de contraction et malade. Je sentais mon bébé. Rien de pire. Je n'avais rien dormi de la nuit. Je suis montée dans le service en me roulant par terre de douleurs mais personne n'en a tenu compte. On m'a envoyé dans une chambre (comme par hasard la 2022, le 22 est donc devenu mon chiffre porte malheur..) contractions horribles, je cris dans tout le service. je n'en peux plus.. Je marche pour dilater mon col, j'insulte tout le monde, je pleure, je suis à bout. Je ne veux pas y aller... aux alentours de 9h, arriva l'heure qu'on me dise « vous allez faire pipi c'est l'heure d’y aller ». Et là, je m’écroule. Je ne sens plus mes jambes ni aucun membre. Je suis à vif. On me met sur le brancard. Je deviens agressive. Ils se mettent à 3 pour me mettre sur ce p** de lit. Direction le bloc opératoire. Je m'accroche au mur. Je pleure énormément. Dans l’ascenseur, j'hurle. Mais tout le monde ignore ma souffrance. Arrivée au bloc le personnel s'embrouille car je n'ai pas été perfusée. On me branche, m'attache et surtout on sort des grosses poubelles en ferraille devant moi. Et là je me débats mais je suis impuissante et attachée. Au bout de 15 respirations dans le masque je me suis endormi. Pour me réveiller 3h plus tard branchée de partout. Je soulève ma couverture et hurle. Je suis vide ! Dans mon sang. Et tu n'es plus là. Je 'n’arrive pas à pleurer. Je lutte pour me réveiller. On me débranche et me descend dans le service où on me donne à manger. Je ne touche pas au plateau l'appétit m'a quittée. Puis qqn heures après, on dit « tout c'est bien passée, merci, au revoir, vous pouvez partir.. » avec à peine 8 de tension. Je part donc comme ça, sans avoir urinée, avec une petite tension, sans rdv pour un suivi, après ni rien. Ce qui me porta malheur car un mois après opération, je suis retournée voir mon gynéco qui m'annonça que je n'avais « pas tout évacué ». Que j'avais une infection dû au bloc plus infection vaginale et urinaire. Donc retour au cytotec, sinon c'était une deuxième aspiration par anesthésie générale.
Enfin bref. Je termine en pleurs pour vous dire que depuis ce jour là ma vie reste un enfer. Les femmes enceintes, je ne peux toujours pas les regarder. Ma vie à basculée. Je me suis battue l'année dernière pour récupérer mon dossier avec mes échos. Je n'ai pas eu tout. Je sens donc une magouille derrière tout ça. À voir à l'avenir. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir su me battre assez pour le garder. Donc svp, si des femmes sont enceintes, je ne préfère pas le savoir, et les jugements, c'est non … c'est une page d'entraide, aussi c’est pas pour être jugée. c'est assez dur à vivre au quotidien. Ma situation actuelle : je ne suis plus avec le papa on s'est quitté un mois après l'IVG pour pleins de raisons. Je suis en couple mais malheureusement bb espoir n'est pas au programme.. Repose en paix , Mon tendre petit Amour.. Je t'aime... J'ai écrit avec beaucoup de mal que je ne voulais pas de ta vie suivie de ma signature... Le cauchemar de ma vie. Tu avais 10 semaines de vie. Ma vie s'est arrêtée en même temps que ta mort. Ma vie s'est écroulée. Je m'en veux Je me pardonnerai jamais. Maman t'aime mon ange. Je termine cet article effondrée.

Aurelia 21 ans, ivg il a 3 ans

Aurélia, 21 ans. Je venais d'avoir 18 ans et était avec un garçon depuis 4 mois mais notre  relation avait toujours été compliquée. Début janvier 2013, j'ai eu un  retard de règle de presque 1 mois et demi, je décide d'aller au planning  pour une prise de sang qui se révèle négatif. Ils m'ont administré une  pilule "qui m'irait mieux". Fin janvier, je suis tombée malade pendant plus  d'une semaine, j'ai donc été chez le médecin qui m'a fait refaire des  examens. Quelques jours plus tard, je reçois les résultats par courrier  avec mes parents, je leur avais jamais caché mon retard, mes examens et tout. Nous sommes tous les trois et nous apprenons que je suis enceinte de presque  2 mois. Je tombe en larmes, je ne m'y attendais vraiment pas, puisque la  prise de sang un mois avant était négative... J'ai donc appelé directement  mon copain de l'époque qui me dit " je t'accompagnerai à l'avortement" j'ai  raccroché. Je ne savais pas quoi faire, il me mettait la pression, j'avais  « plutôt intérêt à avorter » de ce qu'il disait. Ce qui a abouti à une  rupture le lendemain de la nouvelle. Ma mère était la pour moi mais je  sentais qu'elle était très mal, et mon beau père avec toutes ces questions  me mettaient la pression encore plus. Pas une seule fois, on ne m'a posé la  question éventuelle de le garder ou de l'assumer. J'étais encore au lycée,  pas les moyens de l'élever, et pour mon beau-père, il fallait que « j'assume »  c'est à dire quitter la maison familiale et me débrouiller. J'en ai pleuré des nuits entières, et au fil des  jours,  je sentais qu'il y avait « un être » à l'intérieur. Premier rdv chez le  gynécologue, tout est planifié. Trop tard pour les médicaments, il faut  aller au bloc. Deux jours avant l'opération, j'ai eu rdv pour prendre un  médicament que j'ai mis 2h à prendre... Puis vint le jour de  l'opération,  je me souviens de cette douleur horrible avant... En me réveillant, les  larmes sont montées... Je suis sortie de l'hôpital et essayais d'avoir une vie  comme avant. Mais depuis cela, rien n'a été comme avant. Rien ! Je regrette. J’aurais du l'affirmer et dire que je n'étais pas d'accord. Maintenant, je  regrette et j'ai honte, à tel point que je n'en parle à personne... Maintenant, il aurait eu 2 ans et demi. Alors si vous n'êtes pas sûre, ne le  faites pas, car on oublie jamais une douleur pareil.

Lea 31 ans, ivg il y a un an apres des fiv

Léa 31 ans, Je me suis mariée j'avais 20 ans ! J'ai épousé un homme formidable que je savais stérile mais comme il y avait des recueils faits à l'hôpital (avant son cancer), je ne me suis jamais posé trop de question ! C’était possible d'avoir un enfant par FIV. Je ne savais pas non plus ce que c'était des FIV donc nous sommes partis confiants dans notre nouvelle vie de mari et femme. Nous avons dû faire 4 ponctions ovariennes et 6 replacements au total avant d'avoir 1 enfant ! Un petit bonhomme !! Mais la vie a fait que nos chemins se sont séparés, après toutes ces épreuves notre couple n'a pas survécu !! Apres mon divorce je suis retournée voir le gynéco car comme mon mari était stérile je n'avais plus de moyen de contraception depuis 10 ans !!! Le verdict du gynéco est sans appel je n'aurai plus d'enfant, mon corps est beaucoup trop abîmé !! Il me dit ça en octobre 2014 ! J'avais un compagnon depuis 8 mois environ, après une bonne discussion, on continue notre chemin ! Il a déjà 2 enfants donc si nous pouvions vivre avec ! En janvier 2015 j'ai été victime d'un accident important, mon fils était dans la voiture il avait 3 ans. Transféré à l'hôpital et tout le tra lala ... et la, avant de passer la radio, le doc me dit que je suis enceinte ! Je pleure énormément et lui fais comprendre que ce n'était pas possible ! Avec mon ami, nous avions rompu le week-end d'avant. Et là à l'écho j'étais bel et bien enceinte et en plus de jumeaux ! J'en ai discuté avec mes parents, mes amis et le papa ! Mes parents et mes amis m'ont clairement conseillé l’avortement car mon ami était un homme violent et avec beaucoup d'ennuis judiciaires et des ennuis financiers à n'en plus finir ! le papa lui aussi pense que l'avortement reste la meilleures solution pour plein de raisons.. Bref nous voilà donc partis pour un IVG ! Moi je voulais les garder enfants mais cela me semblait difficile ! De plus ma mère ne voulait plus m'aider que ce soit financièrement ou moralement si je gardais ces bébés !!! Je me souviens elle est venue avec moi le jour de l'écho ! Elle a dit au gy gy que je ne pouvais pas les garder ! Je me rends seule aux visites obligatoires ! Et puis le jour J le papa vient avec moi nous passons cette épreuve à deux ! Enfin c'est ce que je croyais 15 jours après il me quittait à nouveau et j'apprenais qu'il fricoté avec une autre !!! J'ai perdu un bout de moi même ce jour la, j'ai sombré, j'ai dû aller voir une psy ! Ma mère s'est occupée de mon fils pendant cette période car je ne pouvais plus le faire moi-même!! J'ai sombré et un jour j'ai voulu mourir ! De passer des FIV à l'avortement c'est mortel ! Aujourd’hui la date anniversaire de mon accident arrive à grands pas ! Et j'ai l'impression de perdre pied à nouveau

Stephanie 21 ans, ivg médicamenteuse il a 2 ans

j'avais 19 ans quand j'ai rencontré mon conjoint en  mai 2013 pour la première fois, je m'installe avec lui en  juillet et deux mois plus tard que je suis enceinte de 1 mois (car je ne prenais pas encore la pilule).Quand j'ai appris ça j'étais heureuse à la fois et dans le doute... Je sortais du lycée je n'avais pas de diplôme ni de travail, ni de permis... Mon conjoint 20 ans avait son appartement (un studio pour commencer) un cdi mais pas encore de permis. Le doute apparaissait sur son visage... Pour moi, il était impossible d'avorter mais lui était pour..! Je suivis sa décision qui me disait qu'elle était la meilleure pour nous deux. Le 09 octobre, le jour de l'avortement, j'étais là à 7h du matin en salle d'avortement (par cachet). J'étais seul car lui travaillait. Dur, triste, horrible, pas de mots pour décrire cette douleur infernale et si terrible que l'on peut ressentir ! 17h on vient me voir pour me dire que je peux sortir dans 1h le temps de finir les papiers. Quelques minutes plus tard une terrible douleur me vient dans le bas du ventre et là je vois une mare de sang sur les draps bleu clair ! Ma belle mère et mon conjoint étaient là, ils étaient arrivés vers 14h30. Je me lève : hémorragie. Ils doivent me garder en observation. Je me sentais fatiguée. Épuisée. Triste. Anéantie... Puis on rentrait à la maison quelques heures plus tard. Je ne cessais de pleurer et d'y penser. Pourquoi avoir fait ça ? J'étais tellement triste ! Je me suis dit « je vais me réveiller, c'est un cauchemar ! » J'ai fait une grosse déprime... J'étais toujours seule car mon conjoint travaillait tous les jours. J'ai fait une tentative de suicide car ce n'était pas possible pour moi. Au jour d'aujourd'hui j'ai encore du mal à me dire que j'ai tué un petit être. Un bébé... Qui aurait pu être ma fille ou mon fils. Aujourd'hui je vais avoir 22 ans, je suis en train de passer mon permis, j'ai un cdi nous avons déménagé dans un 50 m2 .Nous sommes toujours ensemble ça va faire 3 ans que nous sommes ensembles, pacsés et fiancés. Mon conjoint a toujours son cdi, il a 22 ans, son permis et sa voiture. Au jour d'aujourd'hui,  je veux un enfant ! J'ai la situation pour (sauf le permis qui est en cours). Mon conjoint recule toujours. Il me dit d'attendre un peu plus de 2 ans voire plus. Je ne sais pas quoi penser. Chaque année, il recule toujours. Ne veut-il pas d'enfant et a peur de me le dire ? Je ne sais pas quoi penser ! 
Je vous souhaite à tous de ne pas vivre ce que j'ai vécu. N'AVORTEZ PAS !!