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ivg adolescente

Alice 26 ans, IVG par aspiration a 18 ans

Alice 26 ans, IVG chirurgicale à 18 ans.  J'étais en terminale, ma mère et mon beau père étaient en train de se   séparer. Ma mère était hospitalisée, je vivais chez mon petit ami. Je   n'allais pas souvent en cours, encore moins chez le médecin. Je n'ai pas  fait renouveler ma pilule ce mois là.  Avec mon copain nous en parlions en   plaisantant, nous nous disions que nous si jamais cela arrivait nous  l'assumerions. Nous ne le prenions pas au sérieux. Et pus le temps est   passé, et au bout d'un moment je me suis dit que cela faisait longtemps que   je n'avais pas eu mes règles. Je n'avais aucune notion du cycle féminin, de la date de mes règles, de la date de mon ovulation ni quoi que ce soit.   J’étais totalement ignorante. Alors un peu dans le doute j'ai fait un   test. J'ai laissé mon copain regarder. Moi j'examinais la notice quand il me   dit "deux barres c'est négatif non?". Le choc. J'ai rit. Pour moi il   plaisantait. Mais non, il y avait bien deux barres. Je n'en ai parlé à personne. Silence radio. Je ne me suis posé aucune  question, il fallait que j'avorte et vite ! Avant que cela ne se voit, avant  qu'il ne soit trop tard. Pour moi cela n'aurait aucune conséquence   psychologique ni physique. Par contre, si je le gardais, je savais que je serai la risée de ma ville, de mon pays même. Tellement nous sommes  informées sur la contraception en France, et l'IVG, que je serai passé pour une idiote et une "mauvaise mère" de l'avoir gardé ! J'aurais « ruiné ma vie, et celle d'un enfant ». C'est comme ça que je le voyais. Puis j'étais  immature, même pas capable d'aller en cours. ma vie familiale était si compliquée, avec ma mère déprimée qui entrait et sortait de l’hôpital.   Mon copain était tout aussi paniqué que moi. J'ai pris les RDV, j'ai eu une   échographie (seule, mon copain travaillait). J'ai pleuré. Je me suis fait  mal recevoir par le gyneco qui me trouvait inconsciente et immature, qui  considérait que ma génération prenait l'ivg pour une contraception...
Le RDV était pris pour l'IVG, alors j'en ai parlé à ma mère pour lui montrer que j’étais enceinte, certes, mais que j'avais déjà entrepris toute les démarches pour l'IVG, j’étais donc une jeune femme "responsable"selon moi.   Elle n'a rien dit, elle m’encourageait dans mon "choix".  Mais en fait, elle l'avait déjà fait plusieurs fois à la demande de celui qui était en train  de la quitter. Avec le recul, elle aurait du me parler de sa douleur. Elle a «  banalisé ». A ce moment là de sa vie, je pense que si j'avais gardé mon  bébé ça l'aurait « achevée », elle, qui en voulait tant ... Elle n'a pas été  bienveillante, mais ce ne sera ni la première, ni la dernière fois... La veille au soir de l'intervention, mon copain doute et me dit que si je veux le garder, il travaillera jour et nuit pour l'assumer. Mais pour moi c'est trop tard, tout est déjà mis en place, c'est prévu pour le lendemain   matin. C'est trop tard. Ce matin là, je ne me réveille pas, nous arrivons avec plus d'une heure de   retard à la clinique. Nous sommes quand même pris en charge. On me donne un  médicament pour je ne sais plus trop quoi faire mais je le vomi, ce sera ma  première et dernière nausée matinale. Puis un ovule pour dilater le col.   Puis, on vient me chercher. Je pleure toutes les larmes de mon corps jusqu'au  bloc.
On me dit que si je m'endors en pleurant je me réveillerai en pleurant. Et ce fut le cas. Je pleure encore et encore. Une psy vient me voir dans ma chambre pour me rassurer et me dire que j'ai « fait le bon choix ». Je l'envoie balader, après tout comment peut-elle affirmer que je n'aurais pas été une bonne mère ? ... Mon copain m'offre une peluche. Je sors le jour  même. Je ne vais pas bien et ca ne passera pas. J'essaie tout pour aller mieux : j'écris un blog, je pars en vacances... Mais non, je déprime. Mon  copain aussi. Dans sa voiture un jour il me dit qu'il manque quelqu'un, un   enfant. Nous décidons ensemble d'essayer d'en refaire un car nous  considérons que nous avons fait la plus grosse erreur de notre vie. Mais  nous n'y arrivons pas. 8 mois passent… Quelle injustice! 1 mois sans pilule  et je tombe enceinte, 8 mois d'essais et rien. J'ai mon bac contre toute  attente. Mon copain me quitte quelques mois plus tard. Je pense que c'est   l’accumulation entre l'IVG, ma mère envahissante... trop de négativité   pour lui, il est parti. J'abandonne les études. Suite a cela,  je passe 4  mois sans avoir mes règles, je crois que je suis vide.  …
Épilogue : je m'engage dans l'armée un an plus tard, j'ai 19 ans. Je  rencontre un homme à 20 ans qui deviendra mon mari 10 mois plus tard. Nous  aurons notre premier enfant en 2012, un garcon. j'ai 22 ans et je vais mieux.   Deuxième enfant en 2013, une fille. 3e enfant en 2014, une fille. nous   achetons une maison a la campagne, j'abandonne ma carrière pour me consacrer  a eux.  J’attends mon 4e pour juin 2016, un garçon. Je suis heureuse. Je ne   sais pas si c'est une conséquence de l'IVG mais je veux une famille  nombreuse, nous avons 7 chambres, un véhicule 9 places. j'en suis a me demander si j'arriverai un jour a arrêter de faire des enfants, ou si cet enfant qui n’a jamais vu le jour, me donnera toujours l'impression qu'il « en  manque un ». J'ai toujours le test de grossesse de ce "bébé IVG", ainsi que la peluche offerte par mon ex. Dans ma signature,  il y a un signe qui le   représente, il ne me quittera jamais, je ne le laisserai jamais tomber dans  l'oubli. 
 
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Emilie 19 ans, ivg a 16 ans,

Emilie,  En 2013 cela faisait 2 ans que j'étais avec mon copain, amour qui se passait plutôt bien. Mais en Juin 2013 un rapport a fait qu'un petit papillon s'est logé dans mon ventre.
Juillet 2013 : un mois que je n'avais plus eu de règles mais ayant souvent du retard,  je ne me suis affolée que lorsque je ne pouvais plus dormir sur le ventre et que mes matins étaient rythmés avec des nausées.
 Dans le mois de juillet, j'ai fait deux tests de grossesse se révélant positif très léger. De toute façon j'avais rendez vous le 02 août 2013 pour une visite de contrôle. J'étais si heureuse de te porter, j'avais appelé papa au boulot pour lui dire. Il était content … du moins c'est ce qu'il laissait paraître. Sa mère a été mise au courant le jour de ma visite de contrôle et ma mère j'ai attendu, je n’avais que 16 ans et lui 18 ans. Chacun chez nos parents. Situation donc un peu plus complexe à cet âge. Le 02 août arriva. Je suis allée au rdv accompagnée de ma mère qui n'était toujours pas au courant. L’ambiance dans la salle d'attente fût stressante. Voilà mon tour. " Mademoiselle ***  à vous". Mon cœur se mit à battre... Il installe ma mère dans son bureau et nous partons dans son local d'examen. Il me posa quelques questions puis m'a fait une échographie d'abord abdominale pendants 10 sec avant de vite m'en faire une vaginale. Quand tout à coup, je le sens s'arrêter, puis grand silence. Pour enfin me dire deux ou  trois fois d'affilé. " Vous êtes enceinte.." et là je me suis mise à pleurer. je me sentais femme c'était magnifique... j'étais aux anges. Il me dit " vous voulez que je l'annonce à votre mère ou vous allez lui annoncer ? " je lui réponds que je vais le faire. Je sors du bureau en gardant le silence. Le gynéco a bien gardé le secret également. Je sors de la clinique. Ma mère se doutait de quelque chose. Mon copain l'annonça à sa mère qui voulu de suite que j'avorte. Pour moi c'était hors de questions. Cette même après midi, je suis allée au laboratoire faire ma prise de sang qui le lendemain révéla que j'étais bel et bien MAMAN  
L'annonce à ma mère fût délicate. je me suis prise une morale par sa mère et la mienne autant dire très dur à encaisser. Tout le monde voulait que j'avorte. mon copain ne savait pas trop. J’hurlais, je pleurais pour sauver mon bébé, ma vie, je l'aimais déjà tellement...Le lundi arriva, le rdv du gynéco passé tout ça pour me dire qu'il m'a déjà pris un rdv au planning « au cas où ». j'étais perdue. Je ne me voyais pas tuer mon propre enfant ni même un autre.
On m'a prescrit des médicaments pour me shooter du genre antidépresseur etc. je n'ai pas su me défendre malgré tout ce que j'ai fais. J'avais donc rdv  a mi août pour avorter par intervention chirurgicale. j'étais a 10 SG. On m'a soutenu que « le cœur ne fonctionnait pas bien » alors que ce n'était pas écrit sur papier (ils me l'ont donné sur mas demande 2 ans après intervention ». Cet hôpital de m…  est même allé  jusqu'à me changer mes doses de CYTOTEC pour dilater mon col ce qui m'a beaucoup fait souffrir.
Le 22 août arrive. Je fais le chemin maison hôpital en larmes bourrée de contractions de malade. Je sentais mon bébé de plus en plus. Rien de pire. Je n'avais pas dormi de la nuit. Je suis montée dans le service en me roulant  par terre de douleurs mais personne n'en a tenu compte. On m'a envoyé dans une chambre comme par hasard la 2022 le 22 est donc devenu mon chiffre porte malheur. Je m’installe et prend mes antibios que j'ai directement revomi et sans être calmer. J’attendais mon tour en me tordant. Contractions horribles et je cris dans tout le service. Je n'en peux plus. Je marche pour dilater mon col, j'insulte tout le monde. Je pleure. Je suis à bout. je ne veux pas y aller. Aux alentours de 9h arriva l'heure qu'on me dise " vous allez faire pipi. c'est l'heure d’y aller " et là je m'écroule. Je ne sens plus mes jambes ni aucun membre de mon corps. Je suis à vif. On me met sur le brancard. Je deviens agressive. Ils se mettent à 3 pour me mettre sur ce p… de lit. Direction le bloc opératoire. Je m'accroche au mur, je pleure énormément. Dans l'ascenseur j'hurle. Mais tout le monde ignore ma souffrance. Arrivée au bloc, le personnel s'embrouille car je n'ai pas été perfusée ni calmée. Ambiance froide super. On me branche, m'attache et surtout on sort des grosses poubelles en ferrailles devant moi et là je me débats mais je suis impuissante et attachée.  
Au bout de 15 respirations dans le masque je me suis endormi. Pour me réveiller 3h plus tard branchée de partout, je soulève ma couverture et hurle. Je me suis vidée de mon sang. Tu n'es plus là. Je n’arrive pas à pleurer. Je lutte pour me réveiller. On me débranche et me descend dans le service où on me donne à manger. Je ne touche pas au plateau. l'appétit m'a quittée. Je lutte, je me force à me réveiller ce qui ne marche que peu pour attendre jusqu'à 15h qu'on me dise faire pipi. « Tout s'est bien passé, merci, au revoir, vous pouvez partir » avec à peine 8 de tension. Personne ne vérifie si j'ai fait pipi. Je pars donc comme ça sans avoir urinée avec une petite tension sans rdv pour un suivi après ni rien. Ce qui me porta malheur car un mois après l’opération, je suis retournée voir mon gynéco qui m'annonça que je n'avais pas tout évacué. Que j'avais une infection dû au bloc plus infection vaginale et urinaire j'ai beaucoup souffert donc retour au cytotec sinon c'était deuxième aspiration par anesthésie générale.  
Enfin bref,  Je termine en pleurs pour vous dire que depuis ce jour là ma vie reste un enfer. Les femmes enceintes je ne peux toujours pas les regarder. Ma vie à basculée. Je me suis battue l'année dernière pour récupérer mon dossier, mes échos. Je n'ai pas tout eu. Je sens donc une magouille derrière tout ça. à voir à l'avenir. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir su me battre assez pour le garder.
Donc svp les jugements c'est non ! c'est une page d'entraide aussi et non qui est faite pour être jugée c'est assez dur à vivre au quotidien.
Ma situation actuelle : je ne suis plus avec le papa car on s'est quitté un mois
après l'IVG pour pleins de raisons. Je suis en couple mais malheureusement bb espoir n'est pas au programme. Repose en paix, mon tendre petit Amour. Je t'aime.

Naloo, 16 ans, Ivg chirurgicale il ya un an

Naloo, 16ans, IVG chirurgicale a 15ans. Je suis tombée enceinte en avril 2015. J’étais a l'époque avec mon copain  depuis 4 mois. Mais j'ai appris cette grossesse 12 semaines après et je m’étais  séparé de mon copain entre temps. Retard de règles, je suis donc allée au  centre de plannification, où j'ai donc fait un test, qui c'est avéré positif. Ma  mère était au courant de ce rdv car pour moi ce retard de règles était  tout sauf une grossesse car mes rapports étaient protégés. Après cette  nouvelle, sous le choc, je décide sans réfléchir d'avorter, car « trop jeune » et "difficile de subvenir au besoin de cet enfant". J'annonce donc à ma mère et  mon frère ma décision. Il faut 1 semaine de réflexion avant cette IVG, durant  cette semaine, les doutes s'installent et je m'attache au bébé, ma mère me  disait qu'elle serait la pour moi qu'importe mon choix, mais elle me faisait  bien comprendre qu'il fallait que j'avorte. Par peur et même avec  hésitation a la signature du papier, j'ai décidé d'avorter  (chirurgicalement car j’etais à 12 semaine passés lors de l'IVG). Le père du bébé  n'était pas au courant, mais j'ai craqué et deux jours avant l'opération  je lui ai dit. Cela ne l'intéressais pas...Ma mère était avec moi le jour de  l'IVG, le 6 juillet 2015, mais je voulais surtout être seule, j’ai mal  supporté l'anesthésie général et beaucoup pleuré, physiquement et  mentalement, c'était très dur, je suis restée cloîtrer chez moi pendant une  semaine. Et pendant ce temps là, le plus dur, je crois pour moi, c'est qu'une  amie proche du même âge que moi, était également enceinte mais de plus  longtemps et l’a gardé. Pour moi, j'ai tué mon enfant alors que j'aurais pu lui donner la vie et  l'aimer, l'élever du mieux que je peux. Mon amie est aujourd'hui une maman heureuse et  moi je souffre chaque jour de ce que j'ai fait.
 

emilie 19 ans, ivg a 16 ans,

Mimie 19 ans . En 2013, j’avais 16 ans et cela faisait 2 ans que j'étais avec mon copain, amour qui se passait plutôt bien. Mais en Juin 2013, un rapport à fait qu'un petit papillon c'est logé dans mon ventre... Juillet 2013 : je n'avais plus eu de règles mais ayant souvent du retard, je ne me suis affolée que lorsque je ne pouvais plus dormir sur le ventre et que mes matins étaient rythmés avec nausées. Dans le mois de juillet j'ai fait deux tests de grossesse se révélant positif très léger. J'étais si heureuse de te porter. j'avais appelé « papa » au boulot pour lui dire. Il était content du moins c'est ce qu'il laissait paraître. Sa mère à été mise au courant le jour de ma visite de contrôle. Pour ma mère j'ai attendu. J’avais 16 ans et lui 18 ans chacun chez nos parents
Le 02 août arriva. Je suis allée au rdv accompagnée de ma mère qui n'était toujours pas au courant. L'ambiance dans la salle d'attente fût stressante.
Voilà mon tour. " Mademoiselle ********* à vous «. Mon cœur se mit à battre... Il installe ma mère dans son bureau et nous partons dans son local d'examen. Il me posa quelques questions puis m'a fait une échographie d'abord abdominale pendants 10 sec avant de vite m'en faire une vaginale... quand tout à coup, je le sens s'arrêter. Puis grand silence pour enfin me dire deux, trois fois d'affilé. " Vous êtes enceinte.." et là je me suis mise à pleurer je me sentais femme . C'était magnifique... j'étais aux anges... il me dit " vous voulez que je l'annonce à votre mère ou vous allez lui annoncer ?" . Je lui réponds que je vais le faire c'était un vendredi. il me dit « on prétexte une prise de sang et lundi vous revenez me voir pour prendre une décision, annoncez- lui ce Weekend. » Je sors du bureau en gardant le silence. le gynéco à bien joué et gardé le secret également. Je sors de la clinique et l'ambiance fût froide. Ma mère se doutait de quelque chose. Mon copain l'annonça à sa mère qui voulu de suite que j'avorte... Pour moi c'était hors de questions. L'annonce fût délicate. Je me suis prise une morale par sa mère et la mienne autant dire très dur à encaisser. Tout le monde voulait que j'avorte. Mon copain ne savait pas trop. J’hurlais, je pleurais pour sauver mon bébé, ma vie, je l'aimais déjà tellement...
Le lundi arriva, le rdv du gynéco passé, tout ça pour me dire qu'il m'a déjà pris un rdv au planning « au cas où ». J'étais perdue. Je ne me voyais pas tuer mon propre enfant.
On m'a prescrit des médicaments pour me shooter du genre antidépresseur etc.
Je n'ai pas su me défendre malgré tout ce que j'ai fait. J’avais donc rdv pour avorter par intervention chirurgicale j'étais à 10 SG... On m'a soutenu que le cœur du bébé « ne fonctionnait pas bien ». Cet hôpital de merde est même allé jusqu'à me changer mes doses de CYTOTEC pour dilater plus mon col ce qui m'a beaucoup fait souffrir.
Le 22 août arriva. Je fis le chemin maison hôpital en larmes bourrée de contraction et malade. Je sentais mon bébé. Rien de pire. Je n'avais rien dormi de la nuit. Je suis montée dans le service en me roulant par terre de douleurs mais personne n'en a tenu compte. On m'a envoyé dans une chambre (comme par hasard la 2022, le 22 est donc devenu mon chiffre porte malheur..) contractions horribles, je cris dans tout le service. je n'en peux plus.. Je marche pour dilater mon col, j'insulte tout le monde, je pleure, je suis à bout. Je ne veux pas y aller... aux alentours de 9h, arriva l'heure qu'on me dise « vous allez faire pipi c'est l'heure d’y aller ». Et là, je m’écroule. Je ne sens plus mes jambes ni aucun membre. Je suis à vif. On me met sur le brancard. Je deviens agressive. Ils se mettent à 3 pour me mettre sur ce p** de lit. Direction le bloc opératoire. Je m'accroche au mur. Je pleure énormément. Dans l’ascenseur, j'hurle. Mais tout le monde ignore ma souffrance. Arrivée au bloc le personnel s'embrouille car je n'ai pas été perfusée. On me branche, m'attache et surtout on sort des grosses poubelles en ferraille devant moi. Et là je me débats mais je suis impuissante et attachée. Au bout de 15 respirations dans le masque je me suis endormi. Pour me réveiller 3h plus tard branchée de partout. Je soulève ma couverture et hurle. Je suis vide ! Dans mon sang. Et tu n'es plus là. Je 'n’arrive pas à pleurer. Je lutte pour me réveiller. On me débranche et me descend dans le service où on me donne à manger. Je ne touche pas au plateau l'appétit m'a quittée. Puis qqn heures après, on dit « tout c'est bien passée, merci, au revoir, vous pouvez partir.. » avec à peine 8 de tension. Je part donc comme ça, sans avoir urinée, avec une petite tension, sans rdv pour un suivi, après ni rien. Ce qui me porta malheur car un mois après opération, je suis retournée voir mon gynéco qui m'annonça que je n'avais « pas tout évacué ». Que j'avais une infection dû au bloc plus infection vaginale et urinaire. Donc retour au cytotec, sinon c'était une deuxième aspiration par anesthésie générale.
Enfin bref. Je termine en pleurs pour vous dire que depuis ce jour là ma vie reste un enfer. Les femmes enceintes, je ne peux toujours pas les regarder. Ma vie à basculée. Je me suis battue l'année dernière pour récupérer mon dossier avec mes échos. Je n'ai pas eu tout. Je sens donc une magouille derrière tout ça. À voir à l'avenir. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir su me battre assez pour le garder. Donc svp, si des femmes sont enceintes, je ne préfère pas le savoir, et les jugements, c'est non … c'est une page d'entraide, aussi c’est pas pour être jugée. c'est assez dur à vivre au quotidien. Ma situation actuelle : je ne suis plus avec le papa on s'est quitté un mois après l'IVG pour pleins de raisons. Je suis en couple mais malheureusement bb espoir n'est pas au programme.. Repose en paix , Mon tendre petit Amour.. Je t'aime... J'ai écrit avec beaucoup de mal que je ne voulais pas de ta vie suivie de ma signature... Le cauchemar de ma vie. Tu avais 10 semaines de vie. Ma vie s'est arrêtée en même temps que ta mort. Ma vie s'est écroulée. Je m'en veux Je me pardonnerai jamais. Maman t'aime mon ange. Je termine cet article effondrée.

Jessy 23 ans, ivg a 18 ans

 Jessy j'ai 23 ans ; A mes 18 ans je suis tombée enceinte. Cela a été très dur pour moi Pour le papa le choix été fait : il fallait procéder à un IVG ! Même si nous avions un appartement ensemble cela ne faisait pas assez longtemps que nous étions en couple, lui n'avait pas de travail et moi je n'étais qu’apprentis à cette époque et je ne me voyais vraiment pas avec un bébé. Mais avant de faire les démarches, il a fallu l'annoncer à ma famille et principalement ma maman qui m'a aidé et a compris mon choix. Elle m'a accompagné dans tous les examens et le jour J, elle était près de moi. (J'étais toujours avec le papa, mais il ne voulait pas venir). Une fois en salle de réveil,  j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps car j'ai vraiment réalisé ce que je venais de faire et ca a été très dur pour moi. 
Depuis, je n'arrête pas de penser à ce petit bébé à qui j'ai mis fin à sa vie (je fais des cauchemars et je ne supporte plus voir ou entendre des bébés). Je suis obligée de me faire suivre par une psychologue et je m'en veux encore aujourd'hui. Au jour d'aujourd'hui, je ne suis plus avec le papa mais j'ai rencontré quelqu'un de formidable et avec lui nous avons eu il y a tout juste un mois un petit garçon magnifique qui nous comble de bonheur. Ce bébé n'était pas prévu, je suis tombée enceinte sous pilule et encore une fois le papa m’a demandé de faire un ivg. J’ai refusé catégoriquement. On s’est beaucoup fâché mais maintenant il est heureux et regrette de m'avoir demandé un ivg. J’ai toujours cette pensée pour le premier bébé et c'est très dur lors des consultations à l'hôpital car ils te disent que tu as eu 2 grossesses dont une « non menée à terme » C’est aussi marqué sur le carnet de santé de mon fils et également sur mon dossier à l'hôpital. C'est une décision dure à prendre et à réfléchir !!! Car APRES, malgré ce que l'on peut dire, cela nous suit toute la vie. Alors les filles, surtout n'hésitez pas : parlez en ! Ce n'est pas une honte vous n'êtes pas seule et on est énormément de jeunes filles à avoir fait ce choix et il faut avancer malgré tout ! Écoutez votre Cœur et regardez bien le choix que vous faites, car il est loin d'être anodin !!

Melissa 21 ans, ivg il y a 3 ans

Mélissa 21 ans . Quand j'ai rencontré le géniteur, il fut mon premier amour et c'est lui qui me fit connaître ma première fois. A cet âge là, j'étais encore placée par la protection de l'enfance car encore mineure, il était donc inconcevable que j'ai des rapports sexuel non protégés, alors on m'a prescrit la pilule. J'ai toujours fait bien attention à ne pas en louper une et à bien suivre mes plaquettes. Un jour, peu avant le début des vacances, mon copain me posa une question car il trouvait que cela commencer à faire long et que je n'avais toujours pas mes règles. C'est alors qu'on décida de faire un test de grossesse. C'est le lendemain matin, en cachette que je fis le test et que le résultat tomba... Positif !! J'étais si contente mais si apeurée en même temps. Pour être sûr du résultat, je demandai une prise de sang à mon médecin et le résultat indiquait que j'étais enceinte de 3 semaines. Quand je fis part des résultats au géniteur, sa réponse fut sans appel, il ne fallait pas que je continue cette grossesse... Malgré ce que je ressentais pour lui, je n'étais pas d'accord avec sa décision et je voulais poursuivre cette grossesse. C'était ce que je désirais vraiment... C'est lui qui prit RDV pour une ivg, et à chaque jour qui passait je m'attachais de plus en plus à ce petit être qui grandissait en moi. Je lui parlais, m'imaginais ce à quoi il pourrait ressembler, me demandais si cela allait être un petit gars ou une petite fille... puis quand le premier RDV arriva, la conseillère nous conseilla à tous les deux de bien prendre le temps de réfléchir, que ce n'était pas une décision à prendre à la légère, elle voyait que je n'étais pas bien et que je ne voulais pas tuer ce bébé.. Mais en rentrant la réalité me rattrapa, je ne pouvais rien dire à ma famille d'accueil, trop peur de leur réaction, de ce qu'ils allaient dire, je sais que l’ASE m'aurait obligé d'avorter. Je me sentais seule, seule et désespérée, j'étais contente d'avoir ce début de vie mais j'étais terrifiée. Comment allais- je subvenir seule à tous mes besoins ? Ferais- je une bonne mère ? N’étais-je pas trop jeune ? Existe-il des aides pour ce genre de cas ?
Je n'avais personne à qui en parler, personne pour m'aider et c'est sous le coup de la pression exercée par le géniteur que je commis la plus grosse c... de ma vie, et je subis l’ivg. Le jour J en allant à l'hôpital, je pleurais toutes les larmes de mon corps, je me détestais et voulais mourir, je n'avais plus aucune estime de moi, plus aucune valeur, je pleurais et pleurais et pleurais. J’avais tué mon bébé, et j'avais beau écrire des tas de lettres pour demander pardonà mon bébé, (ce petit être a qui j'avais privé la vie), rien ne pouvait me le ramener, me faire remonter le temps ou me faire aller mieux.
Au jour d'aujourd'hui, j'ai 21 ans et je ne suis plus avec ce géniteur, je suis depuis 2 ans avec N…, un homme chez des amis, je suis amoureuse plus que jamais, j'ai un boulot, notre maison, un chien et un chat, tout pour être comblée mais pourtant ca fait 3 ans déjà et encore aujourd'hui je regrette cet acte et je donnerais tout pour avoir fait un autre choix. J'ai fait une effroyable erreur et chaque jour qui passe, je me déteste ! Et je regrette amèrement, plus que tout de pas avoir mené cette grossesse à terme, j'aurais tout donné pour que quelqu'un m'aide, me soutienne dans cette décision importante, pour trouver du réconfort et qu'on me dise : « oui,  tu as le droit d’avoir ce bébé » car j'avais le choix de pouvoir lui donner la vie. Avec mon compagnon actuel, nous essayons depuis plus de 8 mois d'avoir un enfant mais c'est sans succès, et c'est très dur à vivre. Tant de gens disent qu'après une ivg, on ne peut plus avoir d'enfant et je me dis qu'au fond, c'est ma punition. Je n'ai pas mené normalement ma précédente grossesse alors je n'ai pas le droit d'avoir une deuxième chance. Et je me demande si un jour je pourrais avoir un petit bébé, notre petit enfant tant désiré par mon compagnon et moi... vivre depuis plus de 3 ans ½ avec un tel fardeau sur les bras et vivre avec ce regret, cette colère et cette amertume chaque jour au quotidien, c'est l'enfer ! Un jour cela causera ma perte car le 3 juin 2012, j'ai fait la pire chose qu'il soit, j'ai tué un petit ange que j'aimais déjà de tout mon cœur. Et cela jamais, au grand jamais je ne me le pardonnerai...
Alors à toutes celles qui hésitent, réfléchissez bien et surtout ne faites pas comme moi. Ne faites pas la même erreur que moi. Soyez fortes et battez-vous pour votre bébé, il sera votre plus belle victoire

Noémie 25 ans, ivg il y 12 ans

Noémie, 25 ans : En août 2003, je n’ai toujours pas de règles depuis juin; ma mère à plusieurs reprises me demande si je n'ai rien fait avec mon copain. Je dis que non mais en réalité, j'ai peur de sa réaction: je venais d'avoir mes 13 ans. Je sais, on va me juger comme beaucoup d'autres d’ailleurs. Ca faisait 1 an et demi que j'étais avec lui (je ne pensais pas tomber enceinte « la première fois ». je voulais à tout prix mettre un préservatif mais il n'a pas voulu). Je décide de crever l'abcès : j'en ai parlé à ma mère. Le jour même, elle a été chercher un test de grossesse et résultat : positif. Je pleurais. Le soir, j'ai eu une douleur au ventre. On est allé aux urgences de la maternité et là verdict : je suis enceinte de presque 12 semaines. Normalement, trop tard pour me faire avorter car il faut un délai de réflexion mais vu mon âge, mes soucis de santé (insuffisance rénale), les médecins ont décidé qu'on pourra le faire si j'étais d'accord. Je voulais le garder. Je portais la vie en moi, ma chair, mon sang. Certes, j'étais jeune mais je me sentais capable de l'assumer. J'en ai parlé avec le papa qui lui ne voulait pas. Il m'a dit que j’allais gâcher ma vie. Pour lui, on pourra en faire d'autre. J'ai décidé de mettre fin à notre relation. La vie de mon bb était plus importante, mais je le voyais tous les jours. On habitait la même cité. Il m'a attrapée un jour et il m'a dit que "si je ne revenais pas et que je le faisais pas partir, il nous tuerait tous les deux"...
J'ai vu quelques jours plus tard une gynécologue et psychologue. La gygy était vraiment méchante dans ses paroles j'avais besoin de soutien pas de méchanceté. Je décide de le faire partir en mentant à tout le monde sur mon choix. Le jour "j" arrive. Ma mère me redemande si je suis sûre de vouloir aller jusqu'au bout. Je pleurais et j'ai eu un blocage : j'avais la peur de mon ex qui me hantait, terrorisait. Je suis arrivée, j'ai pris des cachets avant l’intervention. C'est à ce moment que ma vie a sombré. Je me souviens de tout, de chaque chose, de chaque parole méchante ou rassurante du personnel médical. Le soir même, je suis rentrée chez moi. J’ai fait une tentative de suicide mais ma mère a eu le temps de me sauver. J'ai vu une psychologue mais j'ai arrêté: je ne voulais pas parler de tout ça. Je l'ai enfoui au plus profond de mon cœur. Je faisais croire que tout allait bien, mais je suis morte en même temps que mon bébé. Il aurait du avoir 11ans en février 2015, ça fait 12ans le 4 septembre 2003 que j'ai fait la pire erreur de ma vie. Aujourd'hui, je suis maman de deux garçons 4 ans, 6mois et demi et enceinte du 3ème de 3mois. Je suis heureuse mais je n'oublie pas mon bébé, mon premier. C'est une douleur qui me suivra jusqu'à ma mort. Mes enfants me font revivre: avant eux j'étais morte. Je peux dire merci à mon futur mari car c’est grâce à lui aussi que j'avance et que j'arrive à parler de mon bb ...

juliane, 23 ans, ivg il a y a 6ans

Je m'appelle Juliane 23 ans,  je suis tombée enceinte il y a 6 ans en novembre 2009 à cause de ma pilule qui m’a donné un kyste aux ovaires. Quand je l'ai su, je l’ai tout de suite dis a mon chéri mais il n’en voulait pas ! "Pas prêt" disait-il ! Cela faisait 10 mois qu'on était ensemble. Ma mère l’a très mal pris. Quand je lui ai annoncé que j'étais enceinte, elle m’a traitée de tous les noms. Je vivais encore sous son toit. Elle m'avait dit « j’espère que tu vas avorter, c’est une honte, tu n’es qu'une grosse s…! Si tu n'avortes pas, tu dégages de chez moi ! » Les paroles restent et  je n'avais que 17ans ! Encore une ado. En plus mon patron m'en faisait voir de toutes les couleurs ; Le 17 novembre 2009 : cette date, je la haie, j'ai décidé d'avorter et depuis cette date là, tout a changé. J’y pense tous les jours ! Alors s'il vous plait, faites attention ! Soyez responsable ! Ce n'est pas anodin,  croyez moi !

Ophelie enceinte a 16 ans

La famille est censée nous soutenir.... Et pourtant dans ces cas là, elle est souvent bien cruelle. On a grandit avec notre famille, et le jour où nous avons un choix comme celui la a faire, nous sommes perdus, et nous préférons malgré tout écouter les gens qui nous on fait grandir, avec qui l’on vit au quotidien. Mais il faut savoir que même s’ils disent ça "parce que c'est le mieux pour nous" ce n'est pas à eux de guider vos choix. C'est votre vie, c'est votre avenir. En 2012, à seulement 16 ans j'ai appris que j'étais enceinte de 8sa. J'ai senti une drôle de sensation, une bonne sensation de porter la vie... J'ai de suite averti ma famille. Personne ne voulait que je le garde, et puis je n’étais qu’une gamine. Je suis allé au rendez vous pour un avortement. J’ai suivi, sans penser, sans réfléchir tout ce que l'on me disait de faire. Mais quelques jours avant le jour j de l'avortement, j'ai dis « non, non je ne veux pas, je ne veux pas avorter ». C'est tellement beau de porter la vie. Je me sentais différente, rayonnante. Je me sentais bien... Mon père et ma grand mère ne m’ont pas laissés tomber, et sont encore là au jour d'aujourd'hui. Ma mère ça a été l'inverse, elle me disait des choses atroces, du genre qu'elle allait me forcer, et me mettre des coups de bâtons dans le ventre pour le tuer, etc... Ces paroles son’ des paroles qui m’ont marquées et que je n'oublierai jamais. Malgré sa pression je n'ai pas cédé. Aujourd’hui, 3 ans après, je n'ai plus de contact avec elle et je n'en veux pas. A 4 mois de grossesse, grâce à une assistante sociale, je me suis pris un appartement et j'ai eu droit au RSA. Le 25 avril 2013, j'ai accouché d'un magnifique petit garçon, qui n'a jamais manqué de rien... Au jour d'aujourd'hui j'ai 20 ans, mon fils rentre à l'école en septembre. Il voit son père un week-end sur deux. Et j'ai rencontré mon homme, qui nous a de suite adoptés... Et me revoilà enceinte de 26 sa d'un autre petit garçon! Voilà mon histoire... A 16 ans j'ai réussi à écouter mon cœur et pour rien au monde je reviendrai en arrière. Écoutez votre cœur, je sais que c'est dur, mais ne vous laissez pas envahir par la pression de vos proches. Ceux qui vous aiment vraiment s'y feront et seront la, avec vous... Ne faites pas cette connerie d'écouter les autres, si c'est pour souffrir toute votre vie. Bon courage à toutes ces filles qui sont dans cette situation comme je l'ai été a 16 ans et qui sont perdues. Et courage aussi à toutes celles qui ont avorté sous la pression !
 

Léna, enceinte a 18 ans,

 J'ai rencontré le père de mon fils a 17ans. je suis tombée enceinte a 18 ans. quand je lui ai annoncé la nouvelle, j'étais enceinte d'un mois. je le savais déjà depuis trois semaines. sa réaction fut très désagréable pour moi. il s'est énervé. S'est levé et a tapé du point. la je me suis dit qu'il était très énervé. il est parti chez lui et je n'ai plus eu de nouvelles pendant un mois environ. il m'a envoyé un message en me demandant si j'avais envisagé d avorter. je lui et donc dit non. il m'a supplié de ne pas garder ce bébé, mais je n'ai pas écouté ce qu'il me disait ! je voulais ce bébé plus que tout. il m'a insulté et puis plus rien jusqu'à cinq mois de grossesse. il m'a contacté pour me dire que si je mettais au monde ce bébé, il ferait tout pour le tuer ! enfin avec ses propres mots, il m'a dit "j'espère que tu ne méttras pas ce bébé au monde, sinon je le crève et toi avec" . Je n'ai jamais cédé à son envie de voir mon bébé mourir ! alors j'ai décidé de ne plus jamais lui répondre de sa méchanceté et de ses menaces. j'avais peur pour mon enfant . aujourd'hui,  il a 14 mois et heureusement il ne connait pas son papa qui lui voulait tant de mal. je m'en occupe seule.  il a quelque souci de santé mais il se porte à merveille!