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J'ai mal vécu l'IVG

Jenn 23 ans, ivg il y a 2 ans


Moi j'ai fais une ivg en partie à cause que mes parents m'ont pourri la vie. Et  je ne me voyais pas avoir un enfant en ne parlant plus à ma mère. J’ai eu peur.  Je me suis laissée décourager.  j'avais 21 ans, j'en ai aujourd'hui 23 et je ne m'en suis toujours pas remise. A noter que j'ai fait ensuite un passage en hôpital psychiatrique. Depuis que j'ai avorté, je ne suis plus la même ! J’ai perdu "quelque chose", une joie et je me bats contre la dépression. Et je n'ai plus confiance en mes talents de "mère"...

Alors les filles réfléchissez aux conséquences car c'est extrêmement traumatisant en tous cas pour les filles sensibles un minimum... Mon enfer a commencé 6 mois après l'ivg ...

Emilie 19 ans


Bonjour.  J’ai moi même vécu un avortement très dur à 17 ans, j'aimerais partager mon histoire pour prouver à toutes ces filles que même si elles sont jeunes il ne faut pas qu'elles avortent !! Le lendemain de mon avortement pour me libérer, j'ai écris ce qui suit ... Voici ce que j'appelle mon petit roman :
Le 14 décembre 2012, le soir de mon anniversaire donc de mes 17ans, j’ai eu un rapport non protégé avec mon ex copain. Quand je dis "non protégé" je veux dire par là qu’il n’y a eu ni préservatif ni pilule. Et croyez moi ou non, mais ce jour la, je le regrette et le regretterai toute ma vie. Car ce rapport m’a amené à tomber enceinte, ne voulant pas croire à la possibilité que je sois enceinte je n’ai pas voulu faire de test. J’ai continué ma petite vie de lycéenne, tout allait pour le mieux. Quand le 20 janvier environ des envies de vomir violentes m’ont prises, je me suis dis que ce n’était qu’une simple gastro que c’était la période que c’était normal. Mais le mois de janvier fut passé, et je n’avais pas eu mes règles, ne voulant toujours pas me faire à l’idée que j’aurais pu être enceinte, je me suis dis que c’était un simple retard.

Les jours ont passés, toujours pas de règles... Les envies de vomir étaient toujours aussi présente, arrivée le mardi 13 février au soir à l’internat je me sentais vraiment mal, je suis donc rentrée chez moi. Arrivée chez moi, je me suis couchée et n’ai plus bougé... Lendemain un rendez-vous chez le médecin m’attendait. Je me suis donc dis que c’était l’occasion pour lui parler du retard de mes règles. Le médecin inquiet du retard de mes règles me prescrit une prise de sang. Le jeudi 14 février au matin la prise de sang se fait, il n’y a plus qu’à attendre les résultats… Le vendredi 15 février, les résultats sont envoyés au médecin. Ma maman arrive chez moi vers 12h30, quand elle est arrivée j’avais remarqué quelque chose de pas normal sur son visage, elle était comme anéantie, elle se mit à dire qu’il fallait qu’elle nous parle à moi, mon père et mon frère… Et là je m’attendais au pire… Nous sommes partis s’isoler et là ma mère nous annonce, que je suis actuellement enceinte de 2 mois !

Je fonds en larme, détruite à l’idée de devoir me faire avorter, oui parce que même si à seulement 17 ans je me sentais capable d’assumer un bébé, mes parents eux ne m’ont pas posé la question ni laissé le choix… La semaine qui a suivi était fait de beaucoup de rendez-vous à l’hôpital, avec une conseillère conjugale et un médecin. Les examens ce sont poursuivis… Une échographie a été faite pour déterminer l’âge exact de ma grossesse, pendant cette échographie le médecin cachait les images mais j’ai vu, et là ce fut le drame dans ma tête, je n’avais qu’une envie c’était de fondre en larme, j’avais cette envie car quand on voit un petit fétus qui a commencé à prendre forme en vous et bien je peux vous dire que ça vous met un coup sur la conscience, se dire que c’est notre bébé, qu’il commence à se former, mais qu’il va bientôt ne plus être dans votre ventre, et que vous ne le prendrez jamais dans vos bras, c’est horrible…

Suite à cette examen le verdict tombe le mercredi 20 février j’étais enceinte d’exactement 2 mois et 2 semaines il a fallu programmer vite l’avortement avant qu’il ne soit trop tard, avant que je ne puisse plus avorter, à ce moment la comme à tous les autres moments de ma grossesse tout s’est chamboulé dans ma tête… Ce jour même une date pour l’avortement est programmée, mon avortement aura lieu le mercredi 27 février à 10h30.
Une semaine passe, nous somme le mardi 26 février, le stress monte, je fais tout pour ne pas être opéré, j’essaye de tomber malade, pour pouvoir tousser et ne pas me faire opérer, mais rien n’y fais, je me ferai bel et bien avorter… Nous arrivons au mercredi 27 février, j’arrive à l’heure précise à l’hôpital, on m’installe dans une chambre, les infirmières arrivent, me parlent, me mettent à l’aise, me rassure sur l’opération… 11h arrive, je sens que je vais bientôt y aller, et le stress revient de plus bel, je tremble de partout, j’ai même eu du mal à aller jusqu’au bloc.
J’arrive dans la salle d’opération, encore une fois toute les filles de service sont adorables avec moi, je m’allonge donc sur la table d’opération comme quand une femme enceinte accouche, je stress encore et encore surtout que l’opération se fera que sous anesthésie locale… Puis rapidement arrive le moment ou les infirmières me font respirer de se produit qui vous emmène dans un « autre monde », de plus en plus je sentais mon corps et ma tête partir, je n’entendais presque rien à ce que les infirmières me disaient, j’essayais de rester calme, mais quand ils ont commencé leur intervention, c’est la que tout s’est effondré, j’étais en larme, parce que à ce moment même tout tourner en boucle dans ma tête, le fait de tuer ce petit bou qui commençait à prendre forme dans mon ventre, le fait d’être la seule coupable…

J’étais en larme je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer, et là les douleurs sont arrivées, c’était horrible, j’ai jamais autant souffert de ma vie, j’entendais tous les bruits, je sentais tout, c’était juste l’enfer, et encore là au moment ou j’écris tout ça je suis en larme, c’est une chose vraiment très difficile à assumer. Puis les bruits d’aspiration qui étaient horrible, que je ne voulais pas entendre mais que j’étais obligé d’entendre je n’avais pas le choix :  je n’étais qu’en anesthésie locale… Après tout le mal qu’ils m’ont fait à moi et à mon « bébé » qu’ils m’ont retiré, l’opération s’est enfin finie… Je suis sorti du bloc, j’ai appelée ma maman, et j’étais tellement sous le choc de ce que je venais de vivre, j’étais tellement en larme que je n’arrivais plus à formuler une phrase sans pleurer… J’ai essayé de faire comprendre à ma maman que ce que je venais de vivre était horrible, que j’avais jamais autant souffert de ma vie, quand ma maman a entendu dans quel état j’étais, elle m’a dit : « je viens vite ma chérie t’inquiètes pas »

Quand j’ai su que ma maman allait enfin arriver que j’allais enfin pouvoir être serré dans les bras de quelqu’un, ça m’a fait tellement de bien, mais les heures passaient alors je pleurais pour passer le temps, ou je dormais… 15h30 l’arrivée de ma maman elle s’est approchée de moi m’a serré dans ses bras, et la j’ai fondu en larme une fois de plus…
Tout ça pour dire, que l’avortement est une chose horrible, que si je venais à retomber enceinte par accident je n’hésiterai pas une seule seconde, je garderai cet  enfant ! C’est gravée en vous ce genre de chose, ça vous détruit. Pour une adolescente, c’est dur d’avoir autant de chose sur la conscience, ce dire que l’on vient de tuer un tout petit bébé qui prenait forme petit à petit dans notre ventre, bref c’est une sensation que je ne souhaite à personne.


J'aimerais vraiment partager mon histoire...

Anais 20 ans, ivg a 17 ans


Il y a 3 ans je suis tombée enceinte à 17 ans. Le rapport qui a conduit à cette grossesse n'était pas vraiment désiré pour ma part. Avant même d'avoir fait la prise de sang, je savais déjà que le test serait positif, je commençais déjà à "le sentir" en moi. Lorsque le "père" l'a appris, il m'a menacé de mort si j'essayais de le garder. Il m'a forcé à faire croire à ma mère qu'on était ensemble depuis plusieurs mois et dire que c'était "juste un accident". On a pris rendez vous avec la gynécologue du planning familial qui a été juste horrible avec moi. Elle m'a envoyé dans la foulée voir la psy et m'a demandé un rendez vous 2 jours plus tard pour la 1 ère prise pour l'ivg médicamenteuse, et j'ai été hospitalisée 2 jours plus tard pour expulser l'embryon. Ce jour là, ce fut une douleur atroce aussi bien physiquement que psychologiquement. La gynécologue qui m'a suivi pour l'avortement en plus d'avoir été vraiment pas sympa, n'a pas respectée le délai de réflexion de 7 jours et ne m'en a même pas parlé alors qu'il n'y avait pas d'urgence ! J'étais à seulement 5 semaines et demi d’aménorrhée. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir à savoir s'il serait possible pour moi de garder cet enfant. J'ai très mal vécu cette ivg et j'en souffre encore aujourd'hui, je m'en veux tellement d'avoir ôté la vie à ce petit être qui commençait à grandir en moi. Chaque jour, je regrette cet acte. Si seulement on m'avait laissé le temps d'y réfléchir ma décision aurait peut être été différente. Aujourd'hui, j'ai peur d'avoir gâché ma seule chance d'avoir un enfant un jour ...

lilla


Lilla

 

Je vous contacte car une amie a fait un IVG il y a maintenant environ 2 mois.  L'IVG ne s'est pas très bien passé pour différentes raisons, elle a beaucoup souffert physiquement. Mais surtout moralement car le "père" l'a abandonné  jusqu'à que ça soit fini et à essayé de la récupérer après. Il a  réagi comme s'il ne s'agissait que d'une simple grippe. Depuis c'est la  descente aux enfers, elle ne sort presque plus, et dit qu'elle aurait aimé  le garder alors que sa décision semblait réfléchie, vu la réaction du  père, elle disait "jamais avec lui" ! Elle parle de se suicider. Elle va  bientôt perdre son travail (absences injustifiées) et certainement louper sa  dernière année d'étude. Ses amis sont très inquiets. Elle rencontre un  psychologue dans une semaine mais j'ai vu qu'il existait des groupes de  parole. Je voulais savoir s’il en existe sur Mxxxx ou aux alentours. En  tant qu'amis que pouvons-nous faire ? Je vous remercie. Une amie sans solution.

Carole 36 ans, IVG a 34 ans


J ai 36 ans, mariée, 2 filles de 10 et 11 ans. Cela va faire 2 ans et demi que j ai subi un ivg à 14 semaine de grossesse, j’étais vraiment décidée à le faire, cela a été très dur de le pratiquer car ma gyneco ne voulait rien faire, elle m’a envoyée dans des plannings familiaux qui me trainaient en longueur puis j ai enfin trouvé un hôpital mais j’étais déjà à 14 sem. L’Ivg a été fait par médicament et à l hôpital. Ce fut très douloureux 8 heures de contractions avant la « libération » qui n’en n’a pas été une car j ai tout vu dans le WC. Une image laide qui me suit sans arrêt, J’ai des cauchemars, je m’en veut. Et pourtant au fond de moi, il y eu un soulagement passagé. Je vis dans le regret, le regret aussi, je pense, que je lui ai fait du mal à cet embryon. C'est très pénible chaque jour. J’ai déjà pensé à me suicider tellement je culpabilise. Ma vie n’est plus pareille depuis cet acte pourtant bien réfléchi car c’était mon choix. Le mois d’après la gyneco de cette ivg m’a ligaturée à ma demande et je suis contente de l’avoir fait. J ai gardé cette gyneco car elle est convenable. Ici ca faisait 2 ans et demi que je n’avais plus été passer de visite, j ai pris sur moi, dur de revoir ces couloirs où l ivg a eu lieu. La visite n’a donné rien de positif car le 24/04 on doit m'opérer et enlever l'endomètre car cela pourrait tourner en cancer! Est ce ma punition ??? !!!! Je suis très fatiguée de cette partie la de ma vie. J ai déjà parlé à une connaissance psy mais bon c’est à moi à prendre sur moi. Merci de m’avoir lue. Bien à vous

 

Alexandra 19 ans, IVG a 17 ans


Je suis Alexandra et j’ai bientôt 19 ans. J'ai subi une IVG quand j’avais mes 17 ans Je suis anéantie  parce que mon corps ne l’a pas supporté. J'aurais pu y rester. J'ai écouté tout le monde et aujourd'hui, pour moi, je suis désespérée d’avoir enlevé la vie a mon bébé qui méritait d’être heureux. S’il devait mourir,  j’aurais du mourrir avec lui. Pour moi je l’ai tué.  je m’en veux énormément.

Floriane 21 ans


 

Bonjour. Étant donné que je n'ai pas vraiment quelqu'un à qui me livrer, je laisse mon témoignage ici. Donc j'ai 21ans, j'ai rencontré mon copain il y a 6 mois, nous étions en parfaite harmonie, tout allait bien, puis j'ai découvert a 3 mois de notre relation que j'étais enceinte de lui, je pensais que ça arrivait qu'aux autres, tout ça et ça m'as bouleversée. Je n'avais pas un boulot stable, lui non plus, je n'arrive déjà pas a trouver une stabilité dans ma propre vie. La question ne pouvait pas se poser. Je ne pouvais pas le garder. Sans parler de la réaction que mes parents aurez eu ! J'ai donc sans réfléchir, fais les démarches pour faire une ivg. Pendant ce temps bébé grandissait en moi je sentais beaucoup de changement, plus envie de rien, très fatiguée, vomissement, faiblesse, sautes d'humeurs, corps qui changeait. Je ne me reconnaissais plus. Mes façons de penser et d'être n’étaient pas moi, j'étais enceinte de presque deux mois. Je n'avais plus envie de mon copain, je ressentais même un dégoût car je le sentais absent dans cette période.

Je l'ai annoncé a ma mère qui m'as soutenu de ne pas le garder. Notre relation se dégradait énormément. J’ai eu l'occasion d'avoir un nouveau travail plus intéressant que celui que j'avais actuellement et j'ai donc démissionné. Cela m'a laissé deux semaines pour faire mon déménagement et avorter. D'un commun accord, nous ne sommes pas resté ensemble, puisque je suis partie a 100km et que nous travaillons tous les deux, nous n'avons pas bcp de temps libre etc. Après l'avortement, ce fut terrible, je me sentais vide, seule, triste mais impossible d'expliquer cela à quelqu'un comme ma mère de peur qu’elle ne comprenne pas et que ça me blesse.

Aujourd'hui avec mon ex copain, on se donne des nouvelles de temps en temps et nous nous sommes revus. Nous ne sommes plus ensemble mais nous continuons à faire l'amour ensemble et j'en souffre. Ça me fait tellement de mal d'être loin de lui. Et depuis notre rupture, je n'arrive plus du tout à parler à un autre garçon. Je les trouve tous inintéressants, et pleins de défauts. je n'arrive pas a passer à autre chose. Et cela joue sur ma vie familiale, amicale aussi. Je me renferme sur moi et je n'arrive plus à m'amuser, à envisager des projets, ou même à sortir, boire avec une ou un ami. Ca m'embête, je me sens beaucoup mieux toute seule, alors que j'ai toujours eu besoin des autres pour avancer. Aujourd'hui j'ai l'impression qu'ils sont un frein pour moi et que je serais mieux toute seule face à tout le monde. Personne n'a remarqué mon mal-être mais je souffre beaucoup ! Je ne sais plus quoi faire.... J'ai tué un petit être qui aurait été mon enfant et même si c'était a 9 semaines, je savais qu'il était en moi ! je le sentais, il grandissait en moi et je l'ai tué. Ce terrible vide depuis que je ne l'ai plus dans mon ventre... J'ai besoin de parler avec quelqu'un qui ne me jugera pas...

Semcha 18 ans, ivg a 14 ans


Je suis restée 1 an et demi avec un garçon. Tout se passait bien jusqu’au jour où je me suis aperçu que j'avais un retard de règles. J’ai fait un test de grossesse. Il était positif. Je me suis senti perdue. J’avais 14 ans à ce moment là. Je me suis fait avorter. Tous les soirs je pleure. J’ai l'impression d'avoir perdu une partie de moi. Je me sens vidée de l’intérieur. Quand je vois une jeune maman en ville ou un bébé, j'ai les larmes qui montent. Je ne peux plus passer dans les rayons bébés aux magasins. Cela me blesse psychologiquement. C’est très dur, très dur ! jamais je n'oublierai ce bébé que pendant 2 mois j'ai tant aimé... Depuis je prie chaque jour pour que le temps me pardonne ce choix que j'ai fait. Chaque soir, j'écris ma souffrance et ma peine.  Je n’oublierai jamais ça…

 

Sémcha 18 ans

 

Alice 19 ans - IVG 3 mois


J’ai 19 ans et suis étudiante en lettres. J’écris ce témoignage aujourd'hui pour les autres et aussi pour essayer de m'apaiser un peu de mes angoisses qui m’étreignent. En septembre 2013, je me décide à faire un test de grossesse car j'avais  du retard et les seins étaient gonflés et douloureux, le test se révéla positif. J’étais choquée, déboussolée mais il y avait quand même en moi l'espoir  d'une erreur dans le test. Le lendemain, je suis donc allée faire une prise de  sang pour être sûre et ce résultat fut lui aussi positif. J’étais avec  mon copain depuis presque un an. Je lui ai fait part de la situation et il a été  très présent pour moi. Ce qui m'a le plus tuée, c'est le fait que nous  voulions tous les deux le garder.

Mais après de nombreuses discussions avec mes parents qui ont très mal réagit a la situation, nous avons pris la  décision d’avorter.J’étais alors enceinte de 7 semaines et unjour lors de ma première visite. Lors des premiers rendez-vous, j'avais  l'impression d'être ailleurs, de ne plus rien comprendre à ma vie, à mon  avenir. Entre le résultat du test et les premiers rendez-vous de médecins, se sont écoulés 3 semaines. Et durant ces 3 semaines, j'ai aimé mon bébé.  Je l'imaginais grandir en moi et le porter 7 mois plus tard dans mes bras.  C’était notre bébé et personne ne pouvait nous l'enlever. Apparemment si,  la première prise de médicaments s'est faite « facilement » mais j’étais dans un  état second. Je n'étais pas moi. Mais c'est le jour de la deuxième prise de comprimés que  tout a basculé. La douleur physique était horrible. Je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie.

Mais la  douleur morale était pire ! Je me suis détestée. Je voulais mourir. J’étais  dans un moment de délire. Je ne contrôlais plus rien. Je venais de « tuer mon  enfant », mon petit bout de chou qui aurait dû être dans mes bras dans un peu plus de 6 mois ! Lui qui avait déjà ses prénoms et qui aurait été aimé bien  mieux que certains enfants étant nés dans des couples ayant une situation  « normale ».  

Mon copain a  20 ans. Nous n'habitons pas  ensemble. La situation n'était vraiment pas la meilleure pour accueillir un si beau cadeau mais aujourd’hui, je regrette de toutes mes forces car peut -être que la situation n'était pas la meilleure pour l'accueillir, mais  l'amour lui était présent.

La cicatrice est pour moi encore fraiche car cela fait moins de quatre mois ! Peut être  que je vais finir par l'accepter et profiter de la vie, mais il me faudra du  temps. Heureusement que mon copain est toujours là pour m'aider et m'épauler quand je déprime. J’ai aussi mes parents et mes amies qui ne m'ont pas jugé. Personnellement, j'ai fait le choix de ne pas vouloir que mon copain  m'accompagne aux rendez-vous car je ne voulais pas vivre ces moments avec quelqu'un qui souffrait comme moi. Je voulais des personnes qui n’allaient pas vivre la situation aussi fortement que moi. C’était mon choix.

A toutes les filles enceintes et hésitant à avorter, suivez votre  cœur et seulement le votre (et celui de votre copain si vous avez la chance qu’il accepte votre bébé). C'est votre vie ! N’ayez  pas peur du regard des autres et ne vous laissez pas influencer par des personnes qui ne sont pas directement concernées (même les parents !) Car elles ne vivent pas ce que vous vivez ! Il s’agit bien de votre vie et de celle du bébé ! Je remercie celles et ceux qui me liront. Et je souhaite bon courage à celles (et ceux) qui traversent cette épreuve car la douleur est parfois presque aussi forte pour le garçon pour la  fille

Deborah 17 ans, IVG a 15 ans



Je viens témoigner par rapport à l'ivg. Tout d'abord se faire avorter quand nous sommes obligés, c'est horrible ! Je suis tombée enceinte à 15 ans, mon petit ami et moi nous le voulions plus que tout au monde. Au bout de 2 mois, j'ai décidé d'en parler à ma grande sœur âgée de 20 ans, elle était contre que je le garde. Cela me rendait triste, je suis allée faire un test de grossesse pour savoir a combien de mois j'étais, J'étais presque a 3 mois, ma soeur a décidé de le dire a ma mère. Par la suite, nous avons fait une échographie, je voulais absolument voir mon bébé, je me suis effondrée ! Nous avons vus une personne pour savoir si je voulais avorter. J’avais dit non, mais ma soeur m’a lancée des regards.  Donc, j'ai du dire "oui je veux avorter". Le soir avant d'avorter j'en ai souffert, je ne mangeais pas, je pleurais de toutes mes forces... Je regrette d'avoir avortée, car ce bébé aurait fait de ma vie une réussite. J'y pense chaque jour. Chaque jour ma vie est un malheur