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apres ivg

laure 41 ans, ivg il y a 18 ans


Je souhaite déposer mon témoignage afin d'aider les femmes et surtout leur  faire comprendre quelle est la détresse psychologique à laquelle elles  s'exposent dans l'acte de l'avortement 

Conséquences psychologiques de l'IVG, syndrome post IVG


Conséquences psychologiques de l'IVG : s'appuyant sur de nombreuses études scientifiques, l'auteure de ce Dossier, décrit les différents symptômes possibles suite à un avortement

La dépression clinique suite à un avortement


La dépression clinique suite à un avortement
 
Le prestigieux ‘British Medical Journal’ du 18 janvier 2002 a reconnu que les femmes courent un risque plus important de souffrir d’une longue dépression clinique suite à un avortement lors d'une première grossesse par rapport à celles qui ont poursuivi leur première grossesse jusqu’au terme.

IVG et cancer du sein


IVG et cancer du sein

Guérir du syndrome post-ivg



Bien qu’elle soit aujourd’hui très médicalisée, l'IVG n’est pas un acte anodin. Même pratiquée dans les meilleures conditions, elle affecte le psychisme de la femme au plus profond d’elle-même car cet acte médicalisé ne guérit pas une affection mais arrête un processus de vie déjà enclenché et distinct de celui de la mère. Dans toutes les civilisations, la fécondité chez la femme en âge de donner la vie est une promesse de maternité et donc de joie.Guérir du syndrome post-ivg. Bien qu’elle soit aujourd’hui très médicalisée, l'IVG n’est pas un acte anodin. Même pratiquée dans les meilleures conditions, elle affecte le psychisme de la femme au plus profond d’elle-même car cet acte médicalisé ne guérit pas une affection mais arrête un processus de vie déjà enclenché et distinct de celui de la mère.  Après avoir subit un avortement, la femme éprouve des sentiments contradictoires. Elle fait souvent un déni complet du processus de vie qui l’habitait

Christa 27 ans, ivg a 26 ans


Voilà bientôt 1 an que j'ai avorté. Quand j'ai vu deux petites barres  roses, vous n'imaginez pas à quel point le bonheur m'a envahie . . . Depuis que je suis toute petite, je répète sans cesse que mon métier plus tard  sera "femme au foyer", je trouve qu'il n'y a pas de plus de beau métier que  d'être maman... Seulement pour faire un enfant, il faut être deux . . . Et je ne pensais pas que ce serait aussi difficile de prendre cette décision mais de faire cet acte en lui même.

J'étais contre l'avortement car je trouve ça anormal. Cela se confirme encore plus aujourd'hui. Il y a maintenant 1 ans j'ai avorté pour  mon copain avec qui j'ai une  relation solide depuis 3 ans. Il  "n'était pas prêt" et se disait « trop jeune ». Aussi , j’ai fait ça seulement pour lui car je peux dire avoir trouvé  l'homme de ma vie. Mais voila depuis cet avortement, plus rien ne va. . 

Nous avons partagé tellement de difficulté et de péripétie durant ces  trois années que j'étais sûr que l'après avortement, allait bien se passer  car nous serions tous les deux . . .

Seulement, je digère très mal, vraiment très mal, cet avortement . . . J'ai  des troubles du sommeil, de l'alimentation, je fais de nombreux cauchemars  quand j'arrive enfin à fermer les yeux . . . Et le plus dur c'est qu'à la  place de pleurer, je crie et m'énerve pour un rien . . . Je suis constamment  sur les nerfs et quand enfin j'arrive à trouver un travail quelques mois  plus tard, je dois le quitter parce que mon corps me lâche. Je me repasse en tête sans cesse ce petit bout de 2 mois. Je me repasse constamment les battements  de son cœur. Je me revois sur cette table qui n'était pas bien grande, les  jambes en l'air avec tous ces médecins autour de moi et ces perfusions . . .

En ce qui concerne mon couple, j'ai l'impression de dégoûter mon copain et  en effet depuis cet acte notre relation est devenu complètement différente . . . Il ne me touche plus beaucoup et quand nous arrivons enfin à nous parler calmement cela dure seulement quelques heures et ça repart en catastrophe. Je m’en veux d'être coupable de cette situation . . . et pourtant je me dis  quelques fois que j'aurais dû le garder . . . Car ca m'aurait évité de me sentir seul, voir me retrouver seul . . .

Je ne conseille pas l'avortement et les lois le concernant ne  changeront jamais sur la facon dont on doit considérer l'avortement . . . Quand je vois ces gamines de 14 ou plus avorter et prendre cet acte à la légère en  s’en foutant , cela me revolte ! Car cela reste un être vivant  qui n'a rien demandé et je peux vous garantir qu'il ne se passe pas un jour sans que je me sente coupable, meurtrière, et barbare.

 

 

 

Annabelle 22 ans -IVG a 18 ans -


En 2010, j'avais 18 ans et j’ai pratiqué un ivg au bout de 8 semaines de grossesse (j’étais sous pilule). Je voulais le garder mais habitant chez le papa,  sa mère nous a dit que « nous ne pouvions pas le garder car nous n’avions pas de situation stable ». Moi, je faisais des études et mon conjoint était en CDI. Donc mon copain a pris rdv chez son médecin traitant. Nous y sommes allés et la il lui a dit : « Annabelle est enceinte. On ne veut pas le garder. Quelles sont les démarches ? » Et la, j’étais anéantie car ce que sa mère a dit lui a fait changer d’avis. Il ne voulait pas de ce bébé, donc rdv gyneco... puis Rdv pour ivg médicamenteuse. Arrivant dans le bureau du gyneco, le jour j, j’ai eu du mal à les prendre. Je ne faisais que pleurer.

Je les ai pris et 3 jours plus tard, il fallait prendre le reste pour « évacuer » et là : rien ne s’est passé comme je l’espérais. J’ai fait une hémorragie. Donc, direction les urgences où ils m’ont gardé la nuit...

Depuis ce moment je suis en dépression.

Quelques mois plus tard, je suis retombée enceinte et la nous l’avons gardé. Il était voulu ! Maintenant ce bébé a 2 ans. Il m’apporte que du bonheur mais cette ivg me ronge ! Je me sens si mal ! Je me dis pourquoi ai-je mérité d’en avoir un second, alors que j’ai retiré la vie de mon premier ? Je pense sans arrêt à ce bébé que j’aurais pu tenir dans mes bras.

 

 

Annabelle 22 ans – IVG a 18 ans -

Clemence 18 ans


Je fais ce témoignage pour les femmes qui sont dans le même cas que moi. Je m’appelle Clémence. J ai 18 ans et il y a un peu d’un mois de cela, j’ai appris que j’étais enceinte de 6 semaines. Quand j’ai appris cela, j étais paniquée. J’ai tout de suite voulut l’enlever surtout que mon copain n’en voulait surtout pas ! Soi-disant parce que c’était « trop tôt ». J’ai pris rendez-vous chez ma gynéco.  Elle m'a dit que je pouvais l’enlever par méthode médicamenteuse et j’ai eu une semaine de réflexion. Je commençais fortement à penser de le garder mais je pensais que cela n'était pas possible car je vis encore chez mes parents. Et mon copain, je ne le vois pas souvent. En plus de ca, il y avait mes études. Mais voilà, je commençais à sentir ce petit être en moi ... je me sentais faible, je vomissais tous les jours, je ne mangeais plus et j’étais très influençable. 

Lors de la prise de cachet afin de le faire partir, j’ai beaucoup hésité, mais je l’ai fait. Depuis je me sens vidée. Je n’ai plus envie de rien. Ce petit être me manque beaucoup. Je m’en veux tellement, je ressens le besoin de me faire du mal parce que je me sens coupable. J’ai même pensé au suicide ! Cela parait fou.  Surtout que je suis une personne qui a déjà vécu beaucoup de chose dans sa vie. Mais je n’accepte pas d’avoir fait ça. Cela me ronge profondément. je n’ai plus l’envie d’avancer. Je ressens un gros manque. Je ne dors plus et quand j’essais, je fais des cauchemars. Je n’arrive pluss à regarder un bébé (que cela soit en vrai ou à la télé). Je veux juste dire aux filles qu’avant d’avorter, il faut bien réfléchir ! Surtout, si au fond de soi-même, on le souhaite. Il faut se battre pour ne pas perdre ce qui pourrait être votre joie de vivre. Je tiens aussi à remercier Florence conseillère d’Ivg.net qui m’a beaucoup écouté et aidé.

Clémence.